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Editoriaux

Première victoire

FNPar Finances News
|Publié le 9 Juin 2017 à 11:01
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Ce n’est pas une surprise. Il ne pouvait en être autrement. La Conférence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné, dimanche 4 juin à Monrovia, son accord de principe à la demande d’adhésion du Maroc à ce groupement régional. Le contraire aurait été un affront. Ou plutôt un scandale, au regard notamment du rôle central que joue depuis plusieurs années le Royaume, sous la conduite éclairée du Souverain, dans le continent africain. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, n’a d’ailleurs pas dit autre chose à la suite de cette décision. Cet accord de principe se veut «une reconnaissance de l’engagement personnel de SM le Roi Mohammed VI dans cette région», a-t-il notamment affirmé.

Un engagement qui est loin d’être une clause de style. Bien au contraire. Car, concrètement, il se traduit par plus de 25 visites effectuées par le Souverain dans les pays de la CEDEAO depuis 2001, au cours desquelles plus de 600 accords ont été signés, donnant ainsi une forte impulsion à la coopération sud-sud.

Mieux encore, le Maroc est aujourd’hui le premier investisseur dans cette région qui concentre presque les deux tiers des investissements étrangers du Royaume.

En cela, la décision prise par les chefs d’Etat membres de la CEDEAO s’inscrit donc dans la logique des choses, surtout après le retour triomphal du Maroc au sein de sa famille institutionnelle, l’Union africaine.

Maintenant que cette étape politique est franchie, la prochaine phase concernera l’examen par la Commission des dispositions juridiques à adopter pour rendre cette adhésion effective. Le Maroc entreprendra, de son côté, un travail juridique par rapport aux textes fondateurs de l’organisation régionale, renseigne Bourita. Suivra ensuite une étape technique pour négocier les différents secteurs et domaines qui constituent l’acquis de la CEDEAO.

Les choses se mettent donc progressivement en place pour que le Maroc intègre cet espace communautaire de plus de 320 millions de consommateurs et qui génère un PIB de 700 milliards de dollars. Pour autant, l’enjeu est autre : construire des ensembles forts, cohérents et susceptibles de soutenir le processus de développement du continent. ■

 

 

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