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Editoriaux

Patience…

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 12 Décembre 2014 à 10:15
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La Bourse de Casablanca poursuit sont train-train quotidien. Au moment où nous mettions sous presse, les deux principaux baromètres du marché, le Masi et le Madex, affichaient des performances annuelles respectives de 7,62 et 7,89%, traduisant des régressions de 0,47 et 0,52% à la clôture de la séance de mardi.

A quelques encablures de la fin de l’exercice, le marché devrait, sauf accident majeur, terminer sur une note positive. On n’en attend pas moins. Il devrait même être un peu plus animé avec les opérations de reclassement de portefeuilles, courantes en fin d’année, et l’arrivée de Dar Saada à la cote dès le 18 décembre, en guise de cadeau de Noël. Cette introduction en Bourse, la première et la seule de cette année, est d’ailleurs une véritable aubaine dans un marché boudé par les entreprises potentiellement cotables. Et elles sont nombreuses. Mais peu séduites par la place casablancaise, malgré les nombreuses facilités et assouplissements offerts pour les inciter à rejoindre le cercle restreint des sociétés cotées. Et devant cette réticence persistante, force est de constater que le discours a changé, les principaux intervenants du marché ayant pris conscience qu’il faut des préalables pour attirer plus d’entreprises à la cote. Aujourd’hui, ils veulent donc leurs réformes, toutes ces réformes promises et qui tardent à voir le jour. Et c’est peu de dire que les investisseurs et autres intervenants du marché sont sur les rotules à force d’attendre ces réformes susceptibles de donner la profondeur et la visibilité souhaitées au marché.

Le prêt de titres, qui a d’ailleurs fait récemment l’objet d’une étude réalisée par Cejefic Consulting pour le compte de la Société gestionnaire, en est une. Mais quand tout passe par les politiques, il faut s’armer d’une bonne dose de patience. Ceux qui attendent la mise en place du marché à terme en savent quelque chose.

Pour l’instant, il va falloir donc se contenter de Dar Saada. Ce n’est pas l’opération du siècle, mais convenons quand même que c’est une occasion donnée aux boursicoteurs invétérés de spéculer un peu, dans une place plombée par le manque de papier, et surtout «anémiée» par le départ de certaines grosses capitalisations comme l’ONA, la SNI ou plus récemment la CGI.


Et en attendant que la Bourse de Casablanca offre de meilleures perspectives, les acteurs du marché boursier et de la finance… s’occupent comme ils peuvent et déblaient le terrain pour accueillir convenablement la finance islamique. Ou plutôt la finance participative, comme aiment à l’appeler les pouvoirs publics. Ainsi, l’Association professionnelle des sociétés de Bourse signera ce jeudi une convention de partenariat avec l’Association marocaine pour les professionnels de la finance participative. La Banque islamique de développement, elle aussi, a pris position sur le marché de la finance islamique au Maroc : en 2015, elle va accorder un financement de 400 millions de dollars au Royaume pour accompagner le développement de ce chantier.


Par David William

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