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Editoriaux

Parlons business

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 25 Juin 2015 à 09:59
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On ne peut se permettre de faire l’économie de cette bonne nouvelle, mais surtout importante : l’implantation d’une usine PSA au Maroc.

Si, juste à côté de chez nous, nos chers voisins s’en offusquent (voir Voyons Voir), passablement irrités, au Maroc, on se réjouit à juste titre de cet investissement stratégique. Stratégique, c’est bien le mot. Mettons l’amitié séculaire franco-marocaine de côté. Mettons le partenariat commercial et économique exemplaires entre les deux pays de côté. Mettons aussi de côté les relations politiques généralement au beau fixe, mais de temps en temps rouillées par un petit vent frais qui circule entre Rabat et Paris. Et parlons plutôt business. Car, in fine, c’est de cela qu’il s’agit. En effet, si le Groupe PSA a choisi le Maroc, ce n’est certainement pas parce que c’est… le plus beau pays au monde. Et ce n’est surtout pas à cause des rapports politiques et économiques étroits qui unissent les deux pays. C’est plutôt parce que, comme toute entreprise commerciale qui investit, il voit en ce projet un moyen d’être plus performant pour ensuite en tirer une certaine rentabilité. Et, justement, le Maroc, de par sa plateforme de production automobile compétitive et les nombreux avantages qu’il accorde aux investisseurs étrangers, offre au Groupe PSA les moyens de réaliser ses ambitions de développement. C’est dire que le choix de PSA d’implanter une usine dans le Royaume est à apprécier strictement sous l’angle économique, le Maroc ayant consenti, depuis une dizaine d’années, d’énormes investissements pour se doter d’un écosystème automobile performant. Comme en témoignent d’ailleurs les indicateurs : avec un chiffre d'affaires à l'export d'environ 4 milliards d'euros, le secteur automobile est devenu le premier secteur exportateur du Maroc qui dispose, désormais, de 150 usines d'équipementiers, dont 13 nouvelles ont vu le jour en 2014 à Tanger, permettant la création de 5.400 postes de travail. Et tout cela est le fruit d’une vision stratégique bien circonscrite. Comme quoi, même sans pétrole (sic), on peut y arriver.

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