L’agriculture de demain
L’agriculture est en fête. Le Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) a, en effet, ouvert ses portes à Meknès le 26 avril, lors d’une cérémonie présidée par SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan.
L’agriculture est en fête. Le Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) a, en effet, ouvert ses portes à Meknès le 26 avril, lors d’une cérémonie présidée par SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan. Jusqu’au 1er mai, visiteurs et professionnels pourront découvrir ce qui se fait le mieux en la matière au Maroc, comme à l’étranger. Car ce Salon, comme son nom l’indique, est international : pas moins de 60 pays y sont présents, pour un total de 1.200 exposants, sur une superficie globale de 172.000 m2, dont 80.000 m2 couverte. Gigantesque ! Oui, ce qui fait d’ailleurs du SIAM la première manifestation africaine dédiée à l’agriculture. Renommé aussi, au regard de la dimension plus importante qu’il prend d’année en année. Pour cette édition qui met à l’honneur l’Etat des Emirats Arabes Unis, les organisateurs ont choisi comme thème «Agriculture résiliente et durable». C’est loin d’être anodin. D’abord, au regard du formidable programme de développement de l’agriculture marocaine, à travers notamment le Plan Maroc Vert qui a insufflé une véritable dynamique à ce secteur. Ensuite, vu les défis majeurs auxquels doit faire face l’agriculture en raison des bouleversements importants induits par les changements climatiques. Pour un Maroc appelé à accueillir, en novembre prochain, la COP22, ce thème ne pouvait donc être plus opportun. Il s’agira ainsi, au travers des conférences et débats, de favoriser l’échange d’expérience et d’expertise afin de mettre en orbite les meilleures pratiques susceptibles, justement, de tracer les sillons d’une agriculture résiliente et durable. Pour dire qu’apprécier le SIAM sous l’angle d’une exposition de belles bêtes, fruits et légumes, et autres innovations technologiques dans le domaine agricole, serait très réducteur. C’est, au contraire, un espace central d’où peuvent émerger des idées novatrices sur lesquelles sera bâtie l’agriculture de demain. Encore faudrait-il dépasser les discours de circonstance pour traduire ces idées en actes concrets.





