Forces mystérieuses
Nous y sommes. C’est le dernier numéro de Finances News Hebdo (FNH) avant des vacances bien méritées. L’info ne va pas en congé certes, mais nous si. Un petit break s’impose.Ou, si vous préférez, nous reculons pour mieux sauter. Car nous serons là à la rentrée, encore plus près de l’actualité pour vous la restituer avec la rigueur et le professionnalisme que toute l’équipe de FNH porte en bandoulière.
Et croyez-nous, vous serez bien servis. Car, il y aura de quoi nourrir les plumes braillardes et tous ces esprits rebelles qui ne sont jamais satisfaits et qui râlent à longueur d’année : c’est le projet de Loi de Finances 2015. Il alimente actuellement toutes les discussions. Parce que les attentes sont grandes ! Et la question que tout le monde se pose est de savoir si ce sera un budget d’austérité ou si le gouvernement va choisir de soutenir la croissance. Mais qu’on ne se trompe pas : s’il décide de serrer sa ceinture (et la nôtre), il ne l’avouera jamais. En tout cas, pas en parlant d’«austérité». Ce mot fait peur et a déjà fait tomber nombre de gouvernements, au plus fort de la crise économique et financière internationale. Le gouvernement utilisera donc un terme plus chic et plus «approprié», sinon mieux perceptible : la bonne gouvernance. Ça sonne bien et ça fait sérieux. Et, plus important encore, ça plait particulièrement aux institutions financières internationales, celles chez qui on va quémander quelques sous durant la période des vaches maigres. En réalité, le concept de bonne gouvernance, galvaudé à souhait, sert de prétexte pour légitimer tous les «abus», comme notamment court-circuiter le Conseil de gouvernement pour initier des coupes budgétaires impromptues. Sans demander l’avis de personne. Histoire de mettre le patronat, l’opposition et les citoyens devant le fait accompli. Une pratique… très pratique que Benki utilise en toute intelligence, malgré les cris d’orfraie lancés par les uns et les autres (voir pages 24-25).
Mais il y a une chose qui reste une évidence : si le gouvernement veut résorber le chômage endémique, ce ne sera sûrement pas en prônant l’austérité, mais plutôt en soutenant la croissance. Sauf que, parfois, avec une lanterne comme compagne, la visibilité est réduite et des «forces mystérieuses» interfèrent dans la logique économique. Ce genre de «forces mystérieuses» qui poussent à comparer les femmes à des lustres (sic !).
Bonnes vacances à tous et rendez-vous le 29 août





