Ban Ki-moon, la fracture !
L’heure est grave ! Jamais dans les annales des Nations unies, un Secrétaire général n’avait autant gaffé ! Ban Ki-moon est réellement devenu l’exception qui confirme la règle.
L’heure est grave ! Jamais dans les annales des Nations unies, un Secrétaire général n’avait autant gaffé ! Ban Ki-moon est réellement devenu l’exception qui confirme la règle. Pour emprun-ter l’expression de Jacques Attali, dans son brûlot Pour un Maghreb uni, «quelle mouche a donc piqué Ban Ki-moon ?», qui scelle la fin de son mandat de la pire et maladroite manière qui soit ! Il s’est rendu coupable d’une «inep-tie juridique», d’une «erreur poli-tique grave» condamnées par le Maroc, qui a vu défiler 3 millions de manifestants, dimanche 13 mars à Rabat, et des centaines de mil-liers d’autres, le mardi 15 mars à Laâyoune. Les réactions de soutien au Royaume à l’international ne se sont pas fait attendre, notamment celles de la Russie ou encore de la France. La presse nationale et inter-nationale s'est donnée à coeur joie de mettre à nu une hostilité à peine voilée envers le Royaume du Maroc. Borné, le SG de l’ONU est revenu à la charge, se départant de toute la réserve de diplomate et haut responsable onusien qu’il est, en contestant aux Marocains leur droit constitutionnel, comme si l’on avait besoin de son autorisation pour manifester et dénoncer sa dérive. D’ailleurs, un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération se demande «Comment peut-on à ce niveau de responsabilité réduire l'Organisation des Nations unies à l'affect person-nel du secrétaire général ?». Nul ne porte plus atteinte à l’ONU plus que son SG ! Ban Ki-moon ne s’attendait certai-nement pas au revers qu’il allait essuyer suite à cette nouvelle sortie médiatique maladroite et déplacée. Mal lui en a pris, car le Royaume du Maroc souverain a décidé de réduire significativement «dans les jours qui viennent, une grande partie de la composante civile et plus particu-lièrement le segment politique de la Minurso, l'annulation de la contribu-tion volontaire qu'accorde le Maroc au fonctionnement de la Minurso et l'examen des modalités de retrait des contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix». Plus encore, «le Royaume du Maroc se réserve le droit légitime de recourir à d'autres mesures, qu'il pourrait être amené à prendre, pour défendre, dans le strict respect de la Charte des Nations unies, ses intérêts supérieurs, sa souveraineté et son intégrité territoriale». Nous ne pouvons que soutenir cette initiative du Royaume d’user de tous les recours possibles pour défendre son intégrité territoriale contre tous les ennemis de la patrie, quel que soit leur rang. Ban Ki-moon doit retenir, tardive-ment certes, cette leçon d’attache-ment des Marocains à leur patrie et à leur juste cause, même au prix de leurs vies, et que, lui, tombera aux oubliettes, alors que la cause natio-nale, elle, demeurera immuable et inscrite dans notre ADN. Pour conclure, il n’y a meilleur appel que celui lancé par SM le Roi dans son discours du 6 novembre 2015 : «Avec la même fermeté et la même rigueur, le Maroc fera face à toutes les tentatives visant à remettre en question le statut juridique du Sahara marocain et à contester l'exercice par notre pays de la plénitude de ses pouvoirs sur son territoire, tant dans ses pro-vinces du Sud qu'au Nord».





