Aux urnes !
Le 7 octobre, demain précisément, une nouvelle page de l’histoire politique du Maroc s’ouvrira.
Les électeurs, seuls dans l’isoloir, voteront, en leur âme et conscience, pour la formation politique qui les aura le plus convaincus. Quel parti, au final, présidera aux destinées du Royaume ? Nul ne peut le savoir. Quand bien même les analystes avisés mettent en orbite deux principaux partis (dont nous tairons les noms) qui, selon toute vraisemblance, sortiront vainqueurs de cette consultation électorale. Mais il y a une constance dans toutes ces analyses : aucun parti n’aura la majorité absolue susceptible de lui permettre de gouverner… les mains libres. Si tel est cas, on reviendra alors à un très vieux jeu politique, celui des alliances. L’arithmétique politicienne aura alors toute sa place pour favoriser des rapprochements parfois… à contrenature entre formations politiques qui n’ont rien en commun, qu’il s’agisse d’un point de vue idéologique ou en termes de vision économique pour la conduite des affaires du Royaume. Les électeurs passeront alors pour de vilains cocus, car le jeu des alliances est fait de compromis. Et qui dit compromis, dit concessions, en s’asseyant notamment sur des principes et convictions auparavant défendus avec force devant les électeurs, notamment lors de la campagne électorale. Mais les mariages forcés, mus par des intérêts à peine voilés, en l’espèce des sièges ministériels, ont ceci de pernicieux qu’ils résistent rarement à l’usure du temps. L’idylle éphémère qu’ont vécue le PJD et le Parti de l’Istiqlal durant la dernière législature en est une preuve édifiante. Ainsi, en l’absence d’une majorité absolue qui se dégage, la scène politique est contrainte de s’accommoder de ces alliances. D’ici samedi, nous serons certainement fixés sur la carte politique qui va se dessiner. En attendant, aux urnes citoyens !





