Vent de changement
On ne peut pas dire qu'en cette fin du premier trimestre l'actualité n'est pas riche. Le dernier discours royal y est-il pour quelque chose ? Peut-être bien. A Fès en tout cas, les élus semblent avoir pris la ferme résolution de ne point circonscrire la moralisation de la vie publique à une clause de style : ils ont mis en place des numéros pour notamment dénoncer la corruption (voir p 6).
Dans le même temps, le Conseil économique et social joue la carte de la transparence. A peine installé, Chakib Benmoussa, président de l'instance, rencontrera ainsi vendredi prochain la presse pour présenter l'action du Conseil, de même que les différentes étapes franchies depuis son installation. Ce qui semble traduire une réelle volonté de cette structure : une véritable locomotive dans la dynamique de réformes impulsées par le Souverain.
Sur un tout autre registre, le marché des capitaux connaît également son lot de changements. Après l'annonce, la semaine dernière, de la mise en place de deux nouveaux instruments susceptibles de dynamiser le marché, Bank Al-Maghrib a tenu sa réunion trimestrielle mardi dernier. Pour annoncer, in fine, le maintien du taux directeur à 3,25%. Les analystes s'y attendaient un peu.
Quant au marché boursier, il vibre au rythme de la publication des résultats annuels des sociétés cotées. Avec, pour les dirigeants enclins à la communication et à la transparence, des conférences de presse à la clé. Mais il y a quand même eu des surprises. Et de taille. Plusieurs sociétés ont présenté des résultats en berne. Imputés (à tort ou à raison) le plus souvent au contexte économique international défavorable. La grosse désillusion venant surtout de Mediaco Maroc qui vient d'enclencher une procédure de redressement judiciaire, victime du refus de l'actionnaire principal de soutenir le plan de restructuration en cours. Une affaire à suivre de près.
Par Fatima Ouriaghli





