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Un dernier pour la route

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 13 Juin 2014 à 13:46
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Alcootest : On devrait normalement voir leur apparition dès cet été. Ne vous étonnez donc pas si, au sortir d’un resto ou d’un night club, un flic vous demande de… souffler. Pourquoi avoir choisi d’introduire l’alcootest durant l’été ?

Cette décision semble loin d’être anodine. Après le sevrage forcé dû au Chaabane, pour ceux qui l’observent, et au mois de Ramadan, qui tombe en juillet, les adeptes de la bouteille vont s’en donner à coeur joie en août, période des vacances par excellence. Cette «session de rattrapage» va faire des dégâts et, l’on s’en doute, au début, les contraventions, voire les retraits de permis vont tomber à la pelle.

Mais que ce soit en été ou une autre période de l’année, il semblait urgent d’introduire l’alcootest, au regard notamment des ravages que cause l’alcool au volant. Il faut aller à Aïn Diab un samedi soir pour s’en convaincre.

Néanmoins, le plus important n’est pas tant l’arrivée des alcootests sur les routes marocaines, mais plutôt l’application de la loi par les agents verbalisateurs, sans discrimination aucune. C’est dire que le traitement des automobilistes ne doit être ni sélectif ni partial. Qu’ils soient en BMW ou en Dacia, qu’ils soient en costume cravate ou en tenue décontractée, qu’ils soient âgés ou jeunes, chauve ou barbu, tout le monde doit avoir la crainte, après un verre, de devoir souffler dans l’alcootest. Quoique demander à un barbu de… souffler, encore plus fort… peut paraître risible avec le recul. Mais l’habit ne fait pas le moine, et ce n’est qu’à travers cette démarche rigoureuse que l’arrivée de l’alcootest permettra d’atteindre les objectifs escomptés.

Alors, un conseil : réfléchissez-y à deux fois quand on vous proposera «un dernier verre pour la route». C’est en général le verre de trop.

Médicaments : Une rupture de stock dans les pharmacies, voilà ce que voulait éviter le ministère de la Santé lors de l’entrée en vigueur, lundi 9 juin, des nouveaux prix des médicaments. Rien n’y a fait. Malgré les assurances de la tutelle, qui dit avoir entrepris un suivi régulier des états des stocks au niveau des établissements industriels pharmaceutiques et des grossistes répartiteurs de médicaments, certaines officines font face à une pénurie de médicaments. En cause, les délais jugés par certains professionnels trop courts pour procéder au réétiquetage de quelque 60 millions de boîtes de médicaments avec les nouveaux prix, et qui doivent obligatoirement porter la mention PPV (prix public de vente) au lieu PPM (prix public Maroc). Il faut dire que c’est du boulot.

Mais les enjeux socioéconomiques sont d’importance. Car, même si ces cafouillages sont à déplorer, il n’en demeure pas moins vrai qu’au final, quand il s’agira d’acheter un médicament, la pilule passera beaucoup mieux. Au total, ce sont en effet 1.578 médicaments dont les prix ont baissé, soit 30% de l’ensemble des médicaments commercialisés au Maroc. Et les pourcentages de baisse des prix atteignent, pour 656 produits, 20 à 80% de leurs anciens prix.


Un bon point à l’actif du gouvernement. Ce qui est quand même assez rare pour être souligné.


Par David William

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