Tanger se met… au vert
Pendant deux jours, du 18 au 19 juillet, la région de Tanger sera sous le feu des projecteurs.
La capitale du Détroit accueille, en effet, la MedCop Climat, trois mois seulement avant la tenue, à Marrakech, de la conférence mondiale sur le climat, la COP22. Plus de 2.000 personnes, venues d’un peu partout, assistent à cet événement international. Elles ne se laisseront pas distraire par la formidable métamorphose qui est en train de s’opérer dans cette région du Nord ou encore par ce gigantesque chef-d’oeuvre qu’est le Port Tanger Med. Non, tous ces acteurs qui portent la fibre écolo en bandoulière sont là pour discuter, débattre et échanger sur un sujet important : le climat. Ou, plus exactement, donner un puissant écho à la voix méditerranéenne dans le cadre de la lutte contre le hangement climatique. En poussant un cri commun, les 22 pays de l’espace méditerranéen espèrent non seulement être audibles, mais surtout interpeller les consciences sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies afin d’avoir un autre regard sur notre planète.
Celui d’une planète qui souffre d’une industrialisation galopante. Celui d’une planète outrageusement chahutée par les transformations économiques induites par la course effrénée aux profits. Celui d’une planète dont les déséquilibres climatiques ouvrent la voie à des conséquences dramatiques à court terme. Et les pays de la Méditerranée, en particulier, ont raison de s’inquiéter, comme le laissent entendre les experts : la Méditerranée est l’un des points chauds du changement climatique, avec une augmentation de la température annuelle moyenne qui sera de 2,2 à 5,1°C en fonction de la capacité à transformer les modes de production et l’économie. C’est dire que durant cette MedCop Climat, il faudrait aller au-delà des discours cosmétiques et imprimer aux travaux scientifiques prévus à cet effet un cachet pragmatique.
Car l’objectif n’est pas en soi d’user et d’abuser éloquemment des termes environnement, climat, développement durable, économie verte…, mais plutôt de faire émerger au sein de la collectivité, au Maroc comme ailleurs, une véritable conscience «verte».
Au Maroc en tout cas, sous l’impulsion du Souverain, la dimension développement durable n’est pas qu’une simple clause de style. Bien au contraire. Elle est concrète.
Palpable. Au point que le Royaume, dans le combat qu’il mène aujourd’hui contre les changements climatiques, est cité en exemple par la communauté internationale. Et c’est sans triomphalisme qu’il poursuit ce combat





