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Editoriaux

Réserves

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 13 Septembre 2012 à 07:40
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C’est un truisme que de soutenir qu’actuellement l’économie nationale n’offre aucune visibilité. Bien au contraire, malgré le discours rassurant des pouvoirs publics, bien des économistes s’alarment de la dégradation continue des principaux indicateurs macro-économiques.

Aujourd’hui, l’incertitude règne en maître, surtout en ce qui concerne le taux de croissance du PIB attendue au terme de l’année 2012. Une incertitude justifiée d’ailleurs, tant nombre de prévisions ont été revues à la baisse, au regard notamment de la conjoncture nationale et internationale défavorable.

Dans son budget économique exploratoire 2013 qui vient d’être publié, le Haut commissariat au plan table, lui, sur une croissance économique nationale qui passerait de 5% en 2011 à 2,4% en 2012, essentiellement tirée par la demande intérieure. Une prévision qui est cependant assortie d’une condition majeure : la réalisation intégrale des programmes d’investissement public et des dépenses de fonctionnement de la Loi de Finances 2012, adoptée par le Parlement au mois de mai.

En 2013, l’économie nationale devrait connaître une dynamique plus soutenue, avec une croissance qui se situerait à 4,3%, mais avec un taux d’inflation qui passerait de 2,1 à 2,6%. Cela reste néanmoins tributaire de plusieurs hypothèses. La première concerne l’amélioration de la demande mondiale adressée au Maroc de 4% au lieu de 2,2% en 2012. La seconde hypothèse a trait à une production céréalière moyenne d’environ 70 millions de quintaux durant la campagne agricole 2012/2013, alors que la dernière fait référence à la reconduite en 2013 de la politique budgétaire de l’Etat en vigueur en 2012. Une prévision de croissance qui reste donc teintée d’incertitudes, surtout si l’on sait que les principaux partenaires du Royaume sont encore empêtrés dans une profonde crise économique qui leur impose la rigueur budgétaire et que la campagne agricole reste tributaire d’une pluviométrie très capricieuse. D’ailleurs, la médiocrité de la campagne 2011/2012, qui suscite actuellement de vives polémiques autour d’une pénurie probable de blé, a fortement contribué à plomber la croissance.

Autant dire qu’il faut apprécier ces prévisions avec beaucoup de réserves.

Par Fatima Ouriaghli


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