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Editoriaux

Rentrée palpitante

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 25 Juillet 2014 à 22:53
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L’Administration est en congé. Depuis le début du mois de Ramadan… 2013. Euh, depuis toujours en fait. Mais pas tout le monde heureusement.Seulement quelques-uns : la majorité qui est rétribuée pour ne rien faire et qui demande toujours plus. Les autres, cette minorité qui a la conscience professionnelle chevillée au corps, leur travail est noyé dans l’incompétence des uns et la fainéantise et le laxisme des autres. Un jour viendra cependant où cette minorité silencieuse sera récompensée : le travail paie toujours. Parfois tard, mais toujours.

L’année dernière, à la même époque, ces «profiteurs» du système se tournaient encore plus les pouces. Le Maroc était en pleine crise politique. Tout tournait au ralenti. Le parti au pouvoir se cherchait, cherchait à qui s’allier, après sa rupture brutale et fracassante avec le Parti de l’Istiqlal, sur fond de règlement de comptes. En ce moment-là, pendant que les Marocains se demandaient où le PJD avait l’intention d’emmener le Maroc, les politiques, particulièrement les ministres, passaient des vacances amères, sur fond d’incertitudes. Car, nouvelle alliance signifiait forcément nouvelle répartition des portefeuilles, avec à la clé de nouveaux venus et des débarqués. C’est ce qui s’est passé, mais bien plus tard. En octobre 2013.

Cette année, les choses sont différentes. Heureusement. Elle a ceci de particulier que les politiques (l’opposition en particulier), le patronat et la société civile vont passer des vacances pépères en ayant une pensée commune : le projet de Loi de Finances 2015. Ils vont en appréhender le contenu, tandis qu’au niveau de la majorité gouvernementale, on va guetter la virulence des réactions. Politique d’austérité ou de soutien à la croissance ? C’est là toute la question.

Mais, au-delà, ce sont surtout les grands dossiers à traiter (caisse de compensation, retraite, fiscalité) qui vont capter l’attention. Malgré leur caractère urgent, rien ou presque (voir pages10/11) n’a été fait pour l’instant. Le gouvernement actuel (ceux qui l’ont précédé aussi) prend son temps, quand bien même il faut reconnaître qu’il a franchi un cap qu’aucun autre n’a eu le courage de faire : l’indexation partielle. C’est bien, mais ça reste insuffisant, au regard des nombreux défis auxquels le Maroc doit faire face pour se faire une place de choix dans l’univers multidimensionnel de la mondialisation. Surtout, au regard des promesses électorales du PJD.


En tout cas, la prochaine rentrée promet d’être palpitante. Le patronat, floué par le gouvernement avec la récente hausse du SMIG dans le secteur privé, aiguise ses armes et ne semble plus disposé à faire des concessions à Abdelilah Benkirane. Le front social, aussi, se mobilise, alors que l’opposition, particulièrement bruyante, prépare sa fronde. Ça va être forcément chaud, d’autant que les calculs politiques vont s’inviter dans les débats, notamment avec les élections locales (2015) et les législatives (2016) qui font de ces grands clins d’oeil qu’on ne peut ignorer.


Par David William

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