Réformes
Le gouvernement est déterminé à réformer le plus tôt possible le régime des pensions civiles de retraite.
C’est ce qu’a déclaré, mercredi, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane au Parlement, dans sa réponse à une question orale sur «l'évaluation de l'action gouvernementale concernant le renforcement de l'efficacité des dépenses publiques». On veut bien le croire. En toute bonne foi. Sauf que pareille déclaration ressemble davantage à une clause de style pour pacifier ces institutions nationales et internationales et autres observateurs qui exigent que la réforme du système des retraites soit menée en urgence. Ce discours est donc usé. Il faut impérativement passer à une autre étape : celle de la mise en oeuvre de la réforme. Quitte à briser, de force, les remparts posés par les centrales syndicales, surtout que le dialogue et les négociations s’éternisent depuis des mois, sans qu’un compromis qui satisfasse les deux parties soit possible. Or, dans cette réforme, tout est question de temps. Tous les experts en la matière l’ont dit. Même Benkirane l’admet. «Si nous ne procédons pas à une réforme le plus tôt possible, nous ne pourrons pas le faire dans les années à venir, et il sera difficile pour la Caisse marocaine des retraites de fournir des pensions aux retraités», a-t-il déclaré devant les parlementaires. C’est clair : il faut faire cette réforme et passer à autre chose. On ne peut se permettre de la traîner tel un boulet, comme c’est le cas pour plusieurs autres réformes (notamment celle du marché financier) dont certaines ont mis des années à être concrétisées. Il semble utile, de temps à autre, de le rappeler : à côté des retraites, le Maroc a d’autres urgences tout aussi importantes. La réforme du système éducatif et de la formation en est une. Le gouverneur de Bank Al-Maghrib, dans le dernier rapport annuel de l’institution, l’a rappelé à notre bon souvenir. Comme l’avait fait auparavant le Souverain dans son discours du 20 août 2013.





