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Editoriaux

Raccommodage

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 30 Janvier 2014 à 09:22
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Pas de hausse des prix des bonbonnes de gaz, du sucre, de la farine et de l’électricité. C’est le ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed El Ouafa, qui l’a affirmé mardi dernier au Parlement. Nous le croyons sur parole. Mais permettez-nous d’être un peu plus sur la réserve lorsqu’il affirme, sans ambages, que «le gouvernement est du côté des citoyens, et n'est pas contre eux».Certes, on convient que, pour cette année, le gouvernement continue de distribuer les subventions : elles s’élèvent, selon El Ouafa, à 35 Mds de DH pour les produits de première nécessité, 45 milliards de DH pour le secteur de l'éducation, 9 milliards de DH pour le développement de l'enseignement supérieur et 12 Mds de DH pour assurer l'accès des citoyens aux services de santé. Seulement, de l’autre côté, citoyens et entreprises continuent d’être fiscalement oppressés. En effet, sous l’argutie de finances publiques en berne qu’il faut impérativement redresser et au nom de la solidarité sociale, les citoyens doivent faire face, ces dernières années, à une pression fiscale plus élevée. Hausses répétitives de la taxe intérieure de consommation sur le tabac et l’alcool, participation forcée au Fonds de cohésion sociale, hausse et introduction de nouvelles taxes au niveau du secteur automobile… sont autant de mesures qui laissent à penser que le gouvernement reprend d’une main ce que les précédents gouvernements avaient donné de l'autre pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
La crise internationale a bon dos. Car toutes les mesures actuelles trouvent expressément leur explication dans son impact négatif sur l’économie nationale. Mais à un moment ou un autre, il faudra bien en finir avec cette politique de raccommodage pour apporter de vraies réponses aux problèmes structurels auxquels fait face l’économie. Cela commencera par avoir le courage politique de s’attaquer, sans complaisance, aux vraies réformes : celles de la retraite, de la caisse de compensation et du système fiscal.


Par Fatima Ouriaghli

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