Polixit
L’actu est riche en cette fin de Ramadan où les effets de la privation diurne commencent à être de plus en plus difficiles à gérer.
L’actu est riche en cette fin de Ramadan où les effets de la privation diurne commencent à être de plus en plus difficiles à gérer La grosse nouvelle nous est venue de nos amis les Britanniques qui ont choisi de divorcer de l’Union européenne avec grand fracas. L’actu est riche en cette fin de Ramadan où les effets de la privation diurne commencent à être de plus en plus difficiles à gérer. La grosse nouvelle nous est venue de nos amis les Britanniques qui ont choisi de divorcer de l’Union européenne avec grand fracas. Alors même que les partisans du Brexit savourent encore leur victoire et que se posent avec acuité des questionnements sur les conséquences de cette séparation retentissante, les Britanniques se surprennent déjà à s’interroger sur le sens de ce référendum historique qui risque de faire éclater le Royaume-Uni. Au point que certains, jadis très convaincus que le Brexit était le meilleur choix possible, regrettent d’emblée leur vote et appellent à un second référendum. Il faut dire que les citoyens britanniques se rendent désormais compte que la majeure partie des promesses des pro- Brexit, à la veille du processus référendaire, était enrobée dans un populisme criard. Encore une fois, les politiciens ont vendu du rêve à un électorat qui, sur certains sujets, s’est fait duper. C’est le cas notamment lorsque Nigel Farage affirmait que les 350 millions de Livres sterling (environ 434 millions d'euros) envoyés à l'Union européenne chaque semaine seraient réinjectés dans la NHS, le système social britannique. Le leader du UKIP, qui a bâti sa campagne sur cet argument choc, a fait un rétropédalage risible le jour même de la publication des résultats du référendum, soulignant que cette promesse était «une erreur».
Difficile d’accorder du crédit à des politiciens qui se dédisent sans cesse et changent de ton et de discours en fonction de leurs intérêts, quitte à s’asseoir sur l’idéologie qui soutient les fondements des partis auxquels ils appartiennent. Cela est aussi vrai ailleurs qu’au Maroc où, à quelques encablures des élections législatives, on assiste régulièrement à ce que l’on peut appeler un Polixit. Du nom de ces hommes politiques qui font de la transhumance leur gagne-pain en broutant un peu partout : tantôt dans les prés communistes, un coup chez les socialistes, un autre chez les progressistes, voire les libéraux.
Les élections, c’est aussi le temps des alliances. Parfois «contre-nature». Où l’union, cousue de fil blanc, repose exclusivement sur l’arithmétique politicienne. C’est ce qui semble se nouer actuellement, avec l’appel du pied lancé par le Parti de l’Istiqlal au parti au pouvoir, le PJD. Ils avaient pourtant mis fin à leur mariage tumultueux de façon assez violente, étendant leur linge sale en public et invitant l’opinion à être témoin de ce qui se jouait dans leur intimité. Il faut donc croire que le temps et les rancunes n’ont pas eu raison de leurs sentiments. Ou simplement que ce sera davantage un mariage de raison. Comme tant d’autres.





