Finances News HebdoFinances News Hebdo
Editoriaux

PME ou TPE ?

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 19 Mai 2011 à 07:33
Partager


Dire que les petites et moyennes entreprises marocaines font face à des contraintes énormes est un truisme. La première et la plus récurrente : la problématique de l’accès au financement D’ailleurs, la dernière étude publiée dans ce sens par le CDVM le montre clairement (voir page 6).

Cette problématique d’accès au financement, dont les racines se prolongent loin dans le temps, se pose toujours avec acuité, surtout dans un contexte où l’économie marocaine prête le flanc à la mondialisation. Pourtant, ce ne sont pas les dispositifs de financement qui manquent. Entre le marché bancaire, ceux de la dette et des actions, auxquels il faut ajouter le fonds de garantie de la CCG, les mesures d’appui à la compétitivité en faveur des PME (Imtiaz et Moussanada) et le capital investissement, ces petites entités ont l’embarras du choix. Même si leur choix se porte généralement, et par commodité, sur les banques.
Malgré cette palette d’outils, les problèmes persistent, renvoyant de facto à deux questions fondamentales : ces dispositifs sont-ils adaptés à la structure des PME marocaines ? Les dirigeants de ces entités perçoivent-ils réellement la portée et l’intérêt de tous ces outils mis à leur disposition ?
Difficile de répondre par l’affirmative. Tout au plus, on peut soutenir une chose : les PME ont principalement recours aux banques, dans un contexte d’éternel bras de fer entre les deux parties. Au détriment des autres dispositifs, jugés complexes, contraignants et peu adaptés à leur structure organisationnelle et, surtout, à leur taille effective.
En cela, régler définitivement toutes les contraintes auxquelles font face les PME revient, tout d’abord, à s’accorder sur la définition de ces entités. De petites entités il faut dire, si l’on sait notamment qu’en 2008-2009, 96% d’entre elles ont un chiffre d’affaires inférieur à 3 MDH.
Une étape fondamentale dont l’objectif ultime consiste, comme l’a annoncé au Caire le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, Jamal Rhmani, lors des travaux de la 38ème conférence de l'Organisation arabe du travail (OAT) qui se poursuivent jusqu'au 22 mai, «à restructurer et à mettre à niveau ces PME pour qu'elles puissent relever les défis de la compétitivité et de la mondialisation résultant de la crise économique». Par Fatima Ouriaghli

Articles similaires