Pelé vous salue bien !
Le foot fout le camp : Les Lions de l’Atlas ne rugiront pas au pays du roi Pelé. N’ayant pu poinçonner leur ticket pour la qualification au prochain Mondial au Brésil, ils se contenteront de suivre cet événement planétaire à la télé… comme tous les Marocains. Des Marocains pour le moins dégoûtés de voir que l’équipe nationale court après une qualification aux phases finales de la Coupe du monde depuis 1998.
Bon, maintenant que la messe est dite, il faut peut-être d’ores et déjà penser à la CAN 2015… qu’abritera le Royaume. L’échéance étant proche, il ne s’agira pas de se servir de la tête de l’entraîneur national comme punching-ball. Il ne s’agira pas non plus de réunir une constellation de starlettes individualistes pour former un semblant d’équipe. Il s’agira plutôt de dégonfler les ballons et de ranger les godasses temporairement, pour se pencher sérieusement sur les compétences susceptibles de pouvoir diriger le football national. En somme, reconstruire. En attendant, on peut quand même dire un grand merci à Rachid Taoussi : dans son échec, il a eu quand même la décence d’épargner les réserves en devises… contrairement à son prédécesseur.
Preneurs d’otages : Etre ravisseur est un métier risqué, mais qui, visiblement, paie bien. Selon des sources britanniques, l'«industrie» des prises d'otages a rapporté quelque 70 millions de dollars à l'ensemble du réseau Al-Qaida au cours des deux dernières années. Rien qu’Al-Qaida au Maghreb islamique a engrangé quelque 33 millions d'euros sur les trois dernières années. Un joli pactole. Et puisque les Etats et les sociétés continuent de payer, il y a évidemment de fortes chances que cette «industrie» prospère. Mais les dirigeants du G8 ont décidé de couper les vivres aux ravisseurs : ils ont acté le refus de verser des rançons en cas d'enlèvements de leurs ressortissants par des «terroristes» et ont appelé les entreprises à suivre ce principe. Cela va-t-il pour autant permettre d’endiguer ce phénomène ? Pas sûr.
Paradis fiscaux : S’achemine-t-on vers la fin du secret bancaire ? Au G8 en tout cas, des voix se sont élevées pour y mettre un terme afin de lutter contre l’évasion fiscale et le phénomène répandu de la grande lessive (blanchiment) particulièrement facilitée par les sociétes-écran. Au moment où nous mettions sous presse, les dirigeants du G8 tentaient de s'entendre sur la création d'un système mondial d'échange automatique multilatéral d'informations. A l’évidence, là aussi, les sommes qui sont en jeu sont colossales : l’organisme Avaaz estime que plus de 1.000 milliards de dollars US sont placés chaque année dans des paradis fiscaux à l'abri des autorités fiscales. Une belle claque pour des économies noyées dans les déficits budgétaires depuis quelques années.
Par David William





