Nouveau filon
Le Souverain a quitté mardi Casablanca à destination du Rwanda, dans le cadre d’une tournée royale qui le conduira également en Tanzanie et en Ethiopie.
C’est assez peu commun pour être souligné, d’autant que lors des récentes visites effectuées par le Roi dans le continent, c’étaient plutôt les pays de l’Afrique Centrale et de l’Ouest qui étaient davantage ciblés. Cela traduit simplement une chose : le Maroc élargit son cercle de coopération avec les pays de l’Afrique subsaharienne pour aller au-delà de ce qu’on appelle les zones de confort. Autrement dit, des pays avec lesquels il a en partage ne serait-ce que la langue française ou encore des affinités culturelles. Cette visite en Afrique de l’Est, un marché commun de 300 millions d’habitants qui connaît une dynamique de croissance extraordinaire, ouvre donc la voie à de nouvelles perspectives dans la consolidation du partenariat sud-sud, et appuie surtout la vision royale de faire du Royaume un partenaire de référence pour les pays africains. La dimension hautement stratégique de cette visite se mesure ainsi à l’aune de la délégation importante qui accompagne le Souverain. Ministres, conseillers, hommes d’affaires… ils sont nombreux à prendre part à la tournée royale. A côté des questions éminemment politiques, le volet économique occupera certainement une place de choix parmi les sujets qui seront abordés. Car l’un des objectifs de cette tournée sera, pour les hommes d’affaires, de dénicher des opportunités d’affaires dans ces marchés à fort potentiel, avec des pays qui ont engagé de véritables processus de transformation économique structurelle. Si pour certains d’entre eux ce sera une découverte, pour d’autres, ce sera plutôt un retour en terrain «conquis». C’est le cas notamment du Groupe BMCE Bank of Africa qui a pris une longueur d’avance dans ces pays, en y étant notamment présent à travers ses filiales au Kenya, Ethiopie, Djibouti, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie. Une chose est sûre : de nouveaux rapports vont naître entre le Maroc et ces pays. Et de nouveaux marchés vont s’ouvrir. A charge pour les opérateurs marocains de confortablement s’y positionner, le Souverain ayant déjà balisé le terrain.





