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Editoriaux

Nouveau cap

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 5 Février 2015 à 13:56
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Le Maroc est dans une bonne dynamique économique. C’est globalement ce que l’on peut retenir des différentes notes de conjoncture produites par certaines insti-tutions nationales et internationales comme Bank Al-Maghrib, le Haut-commissariat au plan, le Fonds monétaire international ou encore la Banque mon-diale.

Cet optimisme ambiant est conforté par le bon comportement des agrégats macroéconomiques, lesquels sont favorablement impactés par des fac-teurs endogènes, mais aussi exogènes. Parmi eux, il y a la chute des cours du pétrole qui va permettre au Maroc de réduire drastiquement sa facture énergétique, mais qui impacte surtout positivement le pouvoir d’achat des citoyens. Les automobilistes ne diront pas le contraire. Depuis le 1er février en effet, les prix du carburant ont enregistré de nou-velles baisses. Mais il ne faut pas se méprendre : l’impact sur la croissance restera limité en 2015. Une première simulation a donné un différentiel de 0,2 à 0,3% de croissance, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaïd. Le Centre marocain de conjoncture table, quant à lui, sur un supplément de croissance de 0,4%, non sans préciser que cet impact positif risque d'être limité en l'absence de mesures visant à contenir les effets déflationnistes sur l'ensemble de l'activité et de réformes concrétes. Si l’on en croit Boussaïd, la chute des cours du pétrole n’a cependant pas que des effets positifs, d’autant qu’elle se traduira par une perte de l’ordre de 3 milliards de DH au titre des recettes de TVA à l’importation. Et au cas où le Maroc aurait maintenu le système de compensation des produits pétro-liers, le budget aurait gagné 7 milliards de DH. Pour autant, si le Maroc est actuellement dans une posture favorable, il lui faut encore faire davantage pour s’inscrire dans un sentier de croissance durable et pérenne. L’argentier du Royaume l’a compris. Et a arrêté quatre axes stratégiques pour un nouveau cap économique : une politique de l’offre basée sur la réindustrialisation, avec des mesures destinées à la stimulation de l’investissement privé ; la pour-suite de la politique de soutien à la demande et à l’emploi ; le rétablissement progressif des équi-libres macroéconomiques, appuyé par la transfor-mation de la gouvernance et le fonctionnement de l’Etat ; et la diversification des partenariats avec le monde. Tout un programme.

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