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Négligence

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 2 Décembre 2010 à 09:00
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Mardi dernier à Casablanca, la majorité d’entre nous s’est réveillée à la lueur des bougies, sous des chutes de pluies diluviennes. D’autres, plus malheureux, n’ont pas dormi.

Entre l’évacuation des eaux des garages pour sortir leurs voitures, l’attente désespérée d’un moyen de transport public et les routes impraticables, les plus chanceux des Casablancais sont arrivés à leur bureau en fin de matinée. Les autres sont retournés chez eux, pendant que certains ont été contraints d’assurer la garde des enfants, fermeture des écoles oblige.

En 24 heures, les pluies qui se sont abattues sur la ville (180 mm) ont dépassé de trois fois la moyenne des chutes pendant tout le mois de novembre de chaque année (54 mm).

De toute évidence, outre les victimes à déplorer, le bilan économique semble pour le moins lourd. Quel a été le manque à gagner pour l’économie inhérent à ce qu’on peut aisément qualifier de «catastrophe naturelle» ? Nul ne peut le dire pour l’instant.

En tout cas, tout ce dont on peut attester en ce moment, est que l’activité économique a tourné au ralenti. Beaucoup de magasins et lieux de commerce n’ont pu lever leurs rideaux : inondations, coupure d’électricité, absence du personnel… Tout autant, les employés de certaines compagnies d’assurance et banques n’ont pu accéder à leurs bureaux. Le trafic aérien et ferroviaire a été également fortement perturbé, pour ne pas dire suspendu. Si on ajoute à cela toutes ces entreprises dont les archives ont été fortement endommagées et celles dont les outils de production ont subi des avaries, l’on se rend compte que la situation est assez préoccupante.

Les constations des dommages causés par ces pluies sont là. C’est dire que les questions que nous nous sommes continuellement posées lors des inondations de 2002 et de 2005 n’ont pas encore trouvé de réponses adéquates auprès des autorités.

Et, manifestement, tant que nous demeurerons sous-équipés pour faire face aux catastrophes naturelles, le Maroc pleurera des victimes et son économie en prendra un sacré coup.

Par Fatima Ouriaghli

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