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Editoriaux

Merci JLEC !

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 5 Décembre 2013 à 09:52
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C'est un joli cadeau de Noël que Jorf Lasfar Energy Company vient de faire à la place. Le 24 décembre exactement, JLEC se frayera une place parmi les sociétés cotées (voir pages 17/18). Le premier producteur privé d’électricité au Maroc et filiale marocaine de l’entreprise Abu Dhabi Energy Company PJSC (TAQA), a donc décidé d’ouvrir son capital au public et fait le choix de la transparence. Il faut applaudir l’initiative, surtout en cette période où l’on en est arrivé à perdre le goût des introductions en Bourse, tellement elles se font rares. Cela fait plus de deux ans que l’on en guettait une. Ce serait donc tout à fait logique que le marché accueille cette opération avec un certain enthousiasme.

Du côté de la tour de verre, l’on s’affaire certainement à dépoussiérer cette fameuse cloche que les dirigeants des sociétés, qui font leur premier pas en Bourse, font fièrement tinter le premier jour de la cotation. Pour leur part, les investisseurs, sevrés depuis plusieurs mois, se voient offrir une nouvelle fenêtre pour investir dans un marché plombé par l’atonie et la faiblesse des volumes, sauf peut-être en cette période de l’année marquée par les opérations de reclassement de portefeuille.

Reste à savoir maintenant quelle posture va adopter le marché face à cette nouvelle venue ? L’issue de l’opération et les premières semaines de cotation nous le dirons. Mais l’on sait justement, par expérience, que les premiers jours de cotation sont toujours très… électriques, avec en toile de fond des comportements assez spéculatifs de la part de boursicoteurs prêts à tout pour engranger le maximum de plus-values.

Mais, ce qu’il faut surtout espérer, c’est que la démarche courageuse de JLEC inspire d’autres entreprises potentiellement cotables qui, pour diverses raisons, rechignent à rejoindre le cercle restreint des sociétés cotées. Aujourd’hui, ce dont le marché a besoin, c’est du papier de qualité, et en quantité pour s’offrir un semblant de dynamisme. Mais le constat est amer : non seulement les entreprises éligibles à la cote, estimées à une époque à pas moins de 500, tournent le dos au marché, mais en plus certaines sociétés se retirent volontairement de la corbeille. Qui avait dit qu’il voulait doubler le nombre de sociétés cotées à l’horizon 2015 ?

A côté d’autres places comme l’Egypte (plus de 270 sociétés cotées) ou la Jordanie (plus de 300), la Bourse de Casablanca, avec ses 75 entreprises cotées, fait pâle figure.

A titre indicatif, un pays comme la Chine s’est même permis de suspendre les introductions en Bourse depuis novembre 2012, histoire de freiner la surchauffe boursière et de stabiliser les marchés dans un contexte de transition politique. Les introductions vont reprendre début janvier et ce sont pas moins 760 entreprises qui sont en attente de cotation sur les marchés chinois. Rien que pour janvier 2014, une cinquantaine devraient pouvoir être introduites en Bourse.


Par David William



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