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Editoriaux

Mal en point

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 17 Septembre 2015 à 12:58
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Les résultats semestriels des sociétés cotées au titre du premier semestre 2015 continuent de tomber. Et le moins que l’on puisse dire pour l’instant est que les banques filiales de groupes français ne vont pas bien.

En effet, après la BMCI qui a dévoilé des réalisations en retrait, avec un PNB et RNPG qui se contractent respectivement de 1,2% et 13,9%, c’est au tour de Crédit du Maroc de présenter des résultats en berne. Si la filiale du Crédit Agricole a pu réaliser un produit net bancaire consolidé de 1,06 milliard de dirhams, niveau légèrement supérieur à celui de la même période de l’exercice précédent, il n’en demeure pas moins que le coût du risque a explosé, passant d’un semestre à l’autre de 233,7 à 371,3 MDH. Et au final, le résultat net s’est fortement
dégradé, s’établissant à 83,2 millions de dirhams contre 178,9 millions de dirhams un an auparavant, soit une régression de plus de 53%. C’est peu dire qu’elles n’ont pu trouver la parade, dans une conjoncture notamment marquée par le tassement des crédits à l’économie et, surtout, par l’augmentation des créances en souffrance.
De l’autre côté, les banques à capitaux majoritairement marocains, elles, se portent plutôt bien. Du moins, celles qui ont pour l’instant dévoilé leurs chiffres, à l’instar d’Attijariwafa bank et de la Banque Centrale Populaire. Il faut dire que ces deux groupes, auxquels s’ajoute le Groupe BMCE Bank, ont ceci de particulier qu’ils ont misé sur l’Afrique pour en faire un véritable relais de croissance de leurs activités. Et ils n’ont pas eu tort, au regard notamment de la contribution de plus en plus importante des filiales africaines dans leurs réalisations.
Reste que cette diversification géographique n’est pas exempte de risques. Raison pour laquelle la Banque Centrale aurait préconisé une pause dans la politique d’expansion africaine des trois grandes banques marocaines pour limiter les risques transfrontaliers.
Ces mastodontes du système bancaire suivront-elles cette recommandation ? Peu sûr, si l’on tient compte du potentiel qu’offre le continent en termes de services bancaires. En tout cas, le PDG de la BCP, Mohamed Benchaâboun, semble avoir une réponse bien tranchée : «Il faut y aller si l’on a les fonds propres nécessaires». En clair, l’Afrique est un bon créneau pour les banques, encore faut-il assurer ses arrières.

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