«LONDON CALLING»
Le 689ème Lord Maire de la City de Londres est actuellement en visite au Maroc. Andrew Parmley, ambassadeur itinérant de la plus importante place financière au monde, est accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires britanniques. Objectifs : booster la coopération entre les deux Royaumes, et explorer les opportunités d’affaires au Maroc, dans des secteurs porteurs comme la finance verte, les énergies renouvelables, la finance participative ou encore le secteur touristique.
Mais au-delà du business, cette visite est loin d’être anodine, et ce à plus d’un titre. Tout d’abord parce que le Brexit est passé par là. La City de Londres, qui n’a eu de cesse de se renouveler depuis des siècles, en dépit des crises, est à la recherche de nouveaux partenaires, de nouveaux horizons, notamment en Afrique. La place casablancaise, qui se positionne en tant que hub financier pour le continent, a visiblement tapé dans l’oeil du «Common Council», le gouvernement de la petite enclave londonienne de 3 km2, qui pèse pas moins de 13% du PIB britannique, et compte plus de 500 sièges de banques et de compagnies d’assurances. En réservant sa première visite post-Brexit à l’Afrique du Nord et au Maroc en particulier, la City de Londres envoie donc un signal fort aux investisseurs.
En outre, ce rapprochement maroco-britannique est chargé d’une forte portée symbolique. D’un point de vue historique d’abord, puisque nous avons affaire à deux Royaumes séculaires, deux anciens empires, qui ont su conserver leurs traditions et leur particularité. D’un point de vue purement financier ensuite : Casablanca Finance City, la toute jeune mais prometteuse place casablancaise, se voit adoubée par la plus ancienne et la plus puissante place au monde. D’ailleurs, des synergies existent déjà entre la Bourse de Casablanca et LSE, la Bourse londonienne. Des synergies appelées à se développer davantage dans le futur. Car, si l’on doit apprendre, autant le faire auprès des meilleurs. ■





