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Editoriaux

Les milliards de la confiance

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 9 Janvier 2015 à 15:59
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27,8 milliards de dirhams ! C’est le montant officiel des avoirs à l’étranger déclarés au titre de la contribution libératoire. Pour Mohamed Boussaïd, qui a annoncé ce chiffre devant une salle de conférence archi-comble, c’est l’épilogue heureux d’une aventure que peu d’observateurs, y compris parmi les plus optimistes, auraient pu imaginer.

Les chiffres, encore une fois, donnent le tournis : 19.000 déclarations ; 8,5 milliards de DH d’avoirs liquides effectivement rapatriés qui viendront renflouer nos réserves de change ; 9,8 milliards de DH en actifs financiers; et 9,5 milliards de DH en actifs immobiliers. De ces 27,8 milliards de dirhams, pas moins de 2,3 milliards de dirhams iront directement alimenter le Fonds de cohésion sociale.

Les raisons de ce succès sont nombreuses. L’opération a été parfaitement orchestrée, son architecture a été bien pensée, les différents engagements ont été respectés à la lettre, notamment celui de l’anonymat. La coordination entre le secteur bancaire, l’administration fiscale, l’Office des changes et les banques étrangères aura été exemplaire. C’est le Maroc dans ce qu’il peut faire de meilleur lorsqu’il agit dans la sérénité, le sérieux et le professionnalisme.

Une page se tourne désormais. Il n’y aura pas de contribution libératoire bis, comme vient de le confirmer une fois de plus Boussaïd. Mais, au-delà du succès éclatant de cette opération, au-delà des chiffres et de l’impact positif sur l’économie nationale, en général, et sur les réserves de change, en particulier, ce qui importe le plus c’est cet élan de confiance qui s’est installé dans le sillage de cette opération, et dont bénéficiera à coup sûr l’économie dans son ensemble.


Cette confiance, si difficile à construire, ouvre pour notre économie des horizons nouveaux. Reste maintenant à savoir comment le gouvernement s’y prendra pour capitaliser sur cette dynamique. L’une des premières pistes à explorer et que Boussaïd a évoquée, consiste à assouplir davantage le régime de change.

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