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Les 10 raisons pour lesquelles je fume

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 30 Mai 2013 à 07:48
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Les non-fumeurs jubilent. Le 31 mai courant, c’est la Journée mondiale sans tabac. Chez les fumeurs, cette journée ne fera certainement pas un tabac. Mais pourquoi donc s’acharne-t-on autant sur les fumeurs ? Fumer est-il si mauvais qu’on le prétend ? Je vais vous donner les dix raisons pour lesquelles je fume.

1- Fumer me permet de dépenser du fric. A raison d’un paquet de cigarettes par jour au prix de 32 DH, cela me fait au moins un budget de 1.000 DH par mois. C’est donc la moitié du Smig qui part en fumée.

2- De temps à autre, je me tape une toux chronique. Mes poumons semblent vouloir sortir de ce corps qui l’enivre de nicotine. Mais ça passe après un tour à la pharmacie et quelques billets en moins dans la poche.

3- Fumer me permet de garder… la ligne. Je mange peu et je bois beaucoup de café, ce qui me rend un tant soit peu nerveux par moments.

4- Je pue la cigarette, mes habits puent la cigarette, ma voiture pue la cigarette, mon bureau pue la cigarette. Et quand je m’adresse à quelqu’un de trop près, il a tendance à détourner la tête.

5- A force de fumer, je me suis fait une belle dentition : je ris jaune. Au point que mon dentiste fait la moue quand il m'ausculte. D’ailleurs, selon lui, même un détartrage ne pourrait m’offrir ce soupçon de blancheur que ma femme aurait tant voulu que j’aie.

6- A la maison, j’enfume souvent ma femme asthmatique et mon fils. Aujourd’hui, pour quelques bouffées, on m’exile au balcon. Et pas de câlins sans être passé par la case brosse à dents.

7- J’ai une insomnie permanente qui fait que je me lève toujours du mauvais pied.

8- Je m’essouffle vite. Quand je joue avec mon fils, au bout de cinq minutes, ça commence à devenir pénible. Prendre les escaliers est tout autant un calvaire. Qu’adviendra-t-il de moi à 50 ans ?

9- Je me sens généreux envers les autres fumeurs. Je leur filerai une clope même si je constate qu’ils crachent leurs poumons. Et, sur ce registre, j’ai un point commun avec les buveurs : ils te proposeront toujours un dernier verre pour la route, même si tu ne tiens pas debout. Beaux exemples de solidarité dans le processus d’autodestruction.

10- Enfin, je fume quand je veux être zen et moins stressé. Sauf qu’au bout de vingt clopes, je me rends souvent compte que le stress est toujours là. Et qu’il augmente quand je vois mon paquet de cigarettes vide. Sur ce point au moins, je suis mieux loti que les buveurs : certains d’entre eux tentent de noyer leurs soucis dans l’alcool, or, les soucis savent nager et seront bien là, la lucidité revenue.

Voilà, si les raisons que j’ai invoquées ne valent pas la peine de se noircir dangereusement les poumons, alors arrêtez de fumer. Mais, avant de vous quitter, je partage avec vous une réflexion à propos de la conférence de presse qu’organise Attijariwafa bank à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac sous le thème «Fumeurs/Non-Fumeurs – Même combat» :

- fumeurs : le droit de fumer ne vous donne pas le droit d’enfumer les autres;

- non-fumeurs : le droit de ne pas fumer ne vous donne pas le droit d’empêcher les autres de fumer.



Par David William




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