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Editoriaux

Les 10 «petits» milliards de la Samir

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 17 Septembre 2015 à 13:12
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Ça bouge un peu sur le mar­ché financier ces derniers jours. Quand bien même ce n’est pas toujours dans le bon sens.

Première bonne nou­velle : l’adoption, en fin de semaine dernière, du projet de loi relatif à la réforme du marché boursier. Parmi les principales dispositions de ce projet, on retiendra la création de deux marchés (principal et alter­natif), la cotation des entreprises étrangères, une meilleure répartition du pouvoir normatif de la loi, l'enca­drement de l'activité des conseillers en investissement et les services d'investissement, ainsi que l’élargis­sement des activités qui peuvent être exercées par les sociétés de Bourse (www.laquotidienne.ma). Très atten­due par les intervenants du marché, cette réforme devrait permettre de donner un peu plus de profondeur à la Bourse de Casablanca et, surtout, d’améliorer la liquidité sur une place qui en manque cruellement.

Malgré son importance, l’adoption de ce projet de loi aura été presque éclipsée par les déboires de la Samir qui vient d’écrire un nouvel épi­sode de sa «tragique» histoire. Le raffineur a, en effet, annoncé, lors d’un Conseil d’administration tenu le 11 septembre, une augmentation de capital de 10 milliards de dirhams qui sera soumise pour approbation à l’Assemblée générale extraordinaire, prévue le 16 octobre prochain. C’est la seconde bonne nouvelle, s’il est permis de la qualifier ainsi. Début de sortie de crise pour l’opérateur de Mohammedia qui cumule pas moins de 40 Mds de DH de dettes ? Peut-être. Mais rien n’est encore gagné. «Il s’agira de convaincre les créanciers de la viabilité de la nou­velle organisation et du nouveau mode de gouvernance qui seront mis en place», confirme un analyste de la place. Il y aura donc fort à faire, surtout qu’il faudra séduire les établissements bancaires, passable­ment irrités par les errements suc­cessifs du management de la Samir. Sans oublier que, jusqu'à présent, la raffinerie est à l’arrêt; ce qui n’est pas pour arranger la situation déjà délicate dans laquelle se trouve le raffineur. Lequel a affiché une perte de 2,1 Mds de DH au titre du premier semestre 2015, accompagnée d’une baisse des ventes globales de 32% et d’un recul du chiffre d’affaires de 50% par rapport à fin juin 2014. Affaire à suivre donc.

Pour sa part, Risma vient de lancer un profit warning. Le Groupe hôtelier, impacté par la baisse des nuitées sur l’ensemble du Royaume (-11%) et du taux d’occupation national (-5%), a en outre dû constituer, par mesure de prudence, une provision de 50 MDH dans les comptes au 30 juin 2015. Et ce, en raison «du constat d’irrégularités sur certaines écritures comptables pour un site hôtelier du groupe».

Et du côté des banques, les deux mastodontes de la place affichent des bénéfices mirobolants : un résul­tat net part du groupe de 2,3 milliards de dirhams (+2,2%) pour Attijariwafa bank, et de 1,2 Md de DH (+10%) pour le Groupe Banque Populaire. Le marché attend donc avec impatience que l’autre grande banque panafri­caine, à savoir BMCE Bank, dévoile ses performances : ce sera le mardi 22 septembre

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