Le jour des lamentations
Dans quelques jours, au Maroc, comme partout ailleurs, on célèbrera la Journée internationale de la femme. J’ai essayé de voir rétrospectivement ce que ce jour si particulier a de si spécial et, surtout, ce qu’il a apporté à la gent féminine.
Dans quelques jours, au Maroc, comme partout ailleurs, on célèbrera la Journée internationale de la femme. J’ai essayé de voir rétrospectivement ce que ce jour si particulier a de si spécial et, surtout, ce qu’il a apporté à la gent féminine. En réalité, je suis tenté de dire «rien». Car, depuis 1977, date à laquelle elle a été officialisée par les Nations unies, la plate-forme revendicative des femmes n’a pas évolué d’un iota. Elle est restée figée dans le temps : égalité des salaires, parité, égalité des sexes, respect de leurs droits… Depuis 40 ans, ce sont les mêmes inlassables refrains. Avec le recul, je crois que le 8 mars devrait être rebaptisé le jour des lamentations (sic !). Ou encore la Journée internationale de l’homme. Car force est de remarquer que toutes les revendications des femmes sont, en fait, des griefs à l’encontre des hommes, qui en prennent pour leur grade durant cette journée. Et qu’est-ce qu’on reproche aux hommes en fait ? La liste est bien longue, mais je vais vous lister 8 reproches récurrents :
1/ Ils traitent les femmes de… lustres. Ça, c’est pas cool. Néanmoins, on ne peut pas généraliser, car même les hommes sont montés au créneau pour montrer leur indignation face à ces propos tenus, à une certaine époque, par qui vous savez (suivez mon regard).
2/ Ils ne font pas les travaux domestiques. On ne peut pas tout faire non plus : donner la dépense quotidienne, changer le gaz, faire la plomberie…
3/ Ils s’occupent mieux de leur (s) voiture (s) que leur femme. C’est discutable.
4/ Après le boulot, si toutefois ils rentrent directement à la maison, ils sont affalés sur le fauteuil, télécommande à la main, pendant que madame s’active dans la cuisine tout en gérant les cris des enfants. C’est vrai. En même temps, ce sont les femmes les cordons bleus.
5/ Les hommes sont machos, parfois misogynes. Pas tous quand même.
6/ Les hommes se nourrissent de la sueur des femmes : à travail égal, ils sont mieux rémunérés. Vrai. Avec une petite nuance : souvent, mais pas toujours.
7/ Ils harcèlent les femmes, les agressent verbalement, voire les battent dans la rue. Vrai.
8/ Ils oublient souvent les moments importants : anniversaire, Saint-Valentin… Discutable : en général, les hommes n’attendent pas un anniversaire pour faire un cadeau, et la Saint-Valentin est une grosse arnaque commerciale visant à satisfaire les caprices des femmes et, surtout, à enrichir les fleuristes et autres chocolatiers.
Dur dur d’être femme ? Mais non ! In fine, cette situation lui plait bien, d’autant qu’elle se contente de peu : on lui accorde un jour sur 365 et elle le crie sur tous les toits. Et ça dure depuis 40 ans. Finalement, la femme ne changerait pour rien au monde sa condition. Car alors la Journée internationale de la femme n’aurait plus sa raison d’être (sic !).





