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Editoriaux

Journée nationale de la femme

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 9 Octobre 2015 à 12:18
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Ce samedi 10 octobre, le Maroc célébrera la Journée nationale de la femme, un événement historique et symbolique pour la gente féminine, puisqu’il com­mémore le discours royal prononcé le 10 octobre 2003 devant le Parlement, annonçant le nouveau Code de la famille.

C’est donc un moment fort pour dresser, un tant soit peu, un bilan en matière de droits, d’équité, de parité… et, surtout, d’attirer l’attention sur les défis à relever. De plus en plus ancrée dans les traditions, cette journée est devenue, au fil du temps, un rendez-vous pour sensibiliser davantage toutes les forces vives de la nation sur la nécessité de mettre la femme à la place qui lui échoit dans la société. Depuis l’accession au Trône du Souverain, la femme maro­caine n’a cessé de bénéficier d’une attention particulière, et ce à travers les différentes initiatives sociales lancées par SM le Roi, en particulier la réforme du Code de la famille ; une ini­tiative fortement saluée à travers le monde. Aussi, la nouvelle Constitution adoptée en 2011 n’a-t-elle pas omis d’insister sur l’égalité entre l’homme et la femme, comme un véritable levier de développement, plus précisément dans son article 19. Une série de législations a également vu le jour visant à promouvoir la situation et les droits de la femme. La dimension genre revêt de plus en plus d’intérêt dans le management des différents établissements publics ou privés. Lentement mais sûrement, ils essaient, par tous les moyens, d’encourager la femme dans ses multiples fonctions. Ces réformes ont certes permis des avancées quant à la partici­pation des citoyennes au développement économique, mais il reste encore du chemin à parcourir. Certains organismes comme le Haut-commissariat au plan ou le Conseil économique, social et environnemental (CESE) n’ont pas lésiné sur les moyens pour mener des enquêtes sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie écono­mique, sociale, culturelle et politique. Et les résultats laissent un goût amer. Le dernier rapport du CESE met en exergue l’absence d’une vision claire, qui implique concrètement l’égalité des sexes, et ce malgré les réformes initiées. Le pre­mier constat du rapport, et qui préoccupe à plus d’un titre, est la participation économique des femmes qui a régressé ces dernières années : le taux d’activité est passé de 28,1% en 2000 à 25,1% en 2013. En parallèle, le nombre de femmes au foyer a augmenté plus vite que la population féminine en âge d’activité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ne sont pas exempts d’impact sur les classements internationaux du Maroc en matière de genre (133ème rang sur 142 en 2014 sur le clas­sement de l’écart entre les genres, du Forum économique mondial). Et c’est un truisme de dire qu’à l’instar des élections légis­latives, celles régionales et communales ont raté le rendez-vous de la parité. Mais gardons espoir, la lutte continue !

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