Inclusion financière
Skhirat accueille un événement de taille ce jeudi 12 octobre : le Symposium International de la Microfinance au Maroc (voir page 4). Ce n’est guère un hasard si le Royaume est l’initiateur d’un événement d’aussi grande envergure.
Car les différents intervenants dans ce domaine ont réussi, en deux décennies, à faire de ce secteur un outil de progrès social et un acteur-clé dans le développement socio-économique du Royaume. Un Royaume leader de la région MENA avec 64% des encours de prêts de la région et 15ème mondial en terme de population servie. Aujourd’hui, le micro-crédit «se vend» de lui-même à travers ses chiffres éloquents : 40 milliards de micro-crédits accordés depuis sa création, près d’un million d’équivalents temps plein (ETP) à fin 2011 et 6.000 emplois directs dans les Associations opérant dans cette activité.
Certes, tout n’a pas été si rose. Car, dans son cheminement, le micro-crédit a connu des écueils, de nombreuses associations n’ayant pu survivre aux remparts dressés par les créances en souffrance. Mais, comme le disait Oscar Wilde, «l’expérience est le nom que l’on donne à ses erreurs». Et la volonté d’inscrire cette activité dans un cadre de développement durable a, à juste titre, pris le dessus sur les errements passés. D’autant que les autorités de tutelle ont su mettre en place un environnement législatif et réglementaire favorable à la pérennisation du micro-crédit au Maroc.
Cela légitime d’ailleurs que les acteurs du secteur ont, aujourd’hui, des objectifs autrement plus ambitieux : migrer vers la microfinance et servir 3,2 millions de bénéficiaires et contribuer à créer ou à financer 2 millions d’ETP additionnels.
La rencontre de Skhirat permettra, en tout cas, de baliser le terrain. Et, nous l’espérons, de trouver des réponses appropriées aux besoins des populations vulnérables pour plus d’inclusion financière.
Par Fatima Ouriaghli





