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Gouvernance

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 6 Décembre 2012 à 08:36
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La gouvernance du PJD a ceci de particulier qu’elle a l’art de bousculer les codes existants. En d’autres termes, les initiatives prises régulièrement par les ministres du parti de la lampe agacent passablement certains, surtout toutes ces personnes confortablement assises dans des privilèges souvent indus que leur a octroyés le système.

C’était le cas lors de la publication de la liste des détenteurs d’agréments et de celle des détenteurs d’agréments d’exploitation des sables et carrières. C’est le cas aussi, actuellement, avec la décision du ministère de l’Equipement et du Transport, Aziz Rebbah, de mettre en place un nouveau cahier des charges pour les transporteurs routiers. La polémique naissante, conséquence directe de l’initiative prise par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, Lahcen Daoudi, de s’attaquer aux bourses et logements octroyés à des étudiants issus de familles aisées, loge à la même enseigne. De simples effets d’annonce ou réelle volonté de donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière ?


En tout cas, en s’attaquant frontalement à des dossiers aussi sensibles, les ministres de Benkirane prennent le risque d’être tout aussi impopulaires. Pourtant, avec le recul qu’il faut, l’on se rend compte que tous ces dossiers portés sur la place publique sont des sujets que le citoyen lambda a toujours dénoncés. Vainement. Aujourd’hui qu’il y a une volonté apparente d’instaurer la transparence et d’enterrer définitivement les traitements de faveur, cette démarche doit être soutenue par la collectivité. Il est, de fait, inconcevable que, par exemple, les logements et bourses soient attribués à des étudiants issus de familles aisées (sous prétexte qu’ils sont fils de…) au détriment d’étudiants démunis qui tirent quotidiennement le diable par la queue. Et sur ce registre, Daoudi reste tout à fait cohérent en soutenant que son département procédera à «l’expulsion des étudiants aisés» des cités universitaires.

Le Maroc change. Un changement qui doit être synonyme de la fin des injustices et des passe-droits. Mais à l’évidence, beaucoup ne l’ont pas compris.

Par Fatima Ouriaghli


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