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L’épargne sous toutes ses facettes: Quelle place pour l'épargne assurantielle ?

Constituer un capital, préparer sa retraite ou protéger financièrement ses proches : l'assurance propose plusieurs solutions d'épargne, avec des garanties et des modalités de fonctionnement qui diffèrent selon les contrats. Au Maroc, ces placements mobilisent des montants croissants. Encore faut-il savoir à quels besoins ils répondent et comment les choisir.

YPar Y.Seddik
|Publié le 1 Novembre 2026 à 15:00
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L’épargne sous toutes ses facettes: Quelle place pour l'épargne assurantielle ?

On pense généralement à l'assurance pour se couvrir contre un risque : un accident, une maladie ou un décès. Pourtant, les compagnies d'assurances occupent également une place importante dans la gestion de l'épargne des Marocains. À travers les contrats de capitalisation, d'assurance-vie ou d'épargne retraite, elles proposent aux particuliers de mettre de l'argent de côté, de le faire fructifier et de disposer, à terme, d'un capital ou de revenus complémentaires.

Ces produits répondent à des préoccupations très concrètes. Un salarié peut souhaiter compléter sa future pension, un parent préparer le financement des études de ses enfants, tandis qu'un particulier peut chercher à se constituer progressivement un patrimoine.

L'assurance permet d'organiser cette épargne sur plusieurs années, grâce à des versements réguliers ou ponctuels.

Le mécanisme dépend du contrat souscrit, puisque dans une formule de capitalisation, les sommes versées, après déduction des frais, alimentent un compte individuel dont la valeur évolue selon les conditions de rémunération prévues. À l'échéance, l'épargnant peut généralement récupérer son capital ou opter pour une rente. Certains contrats autorisent également des rachats partiels ou totaux avant leur terme. L'assurance-vie peut aussi répondre à un objectif de protection familiale. Selon la formule retenue, un capital est versé aux bénéficiaires désignés en cas de décès de l'assuré. Cette dimension de prévoyance la distingue d'un simple produit de placement.

Un marché qui mobilise des milliards de dirhams

L'importance prise par l'épargne assurantielle se retrouve dans les statistiques du secteur. Selon l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), les primes émises au titre des produits d'épargne ont atteint 15,6 milliards de dirhams au premier semestre 2026, en progression de 19,7% sur un an. Elles représentent près de 89% de l'activité de la branche Vie.

Les contrats en dirhams concentrent l'essentiel de ces versements. Leur rémunération repose notamment sur un taux minimum garanti et, selon les contrats, sur une participation aux bénéfices réalisés par l'assureur. À leurs côtés, les supports en unités de compte donnent accès à des placements liés aux marchés financiers. Ils peuvent offrir des perspectives de rendement différentes, mais exposent également l'épargnant à un risque de perte en capital.

L'offre est donc plus diversifiée qu'il n'y paraît. Le choix d'un contrat dépend autant de l'objectif recherché que de la durée pendant laquelle le particulier peut se passer de son argent. Une épargne destinée à la retraite ne se gère pas nécessairement comme une réserve mobilisable pour un projet à moyen terme.

La fiscalité entre également en considération. Les contrats d'assurance-vie, de capitalisation et d'épargne retraite peuvent bénéficier d'avantages fiscaux, sous réserve de respecter les conditions prévues par la réglementation. Ces dispositions renforcent leur intérêt dans une stratégie patrimoniale de long terme.

Mais la durée d'engagement, les frais prélevés sur les versements et sur l'épargne constituée, les garanties offertes ainsi que les conditions de rachat méritent une attention particulière. Deux contrats affichant des perspectives de rendement comparables peuvent aboutir à des résultats différents une fois l'ensemble des frais pris en compte.

Le Salon de l'Épargne, pour mieux comprendre les solutions proposées

Ces différents aspects figurent parmi les sujets que les particuliers pourront approfondir à l'occasion de la quatrième édition du Salon de l'Épargne, organisée par Finances News Hebdo du 2 au 5 décembre 2026, à l'église du Sacré-Cœur de Casablanca.

Le rendez-vous réunira notamment des professionnels de l'assurance, de la banque et de la gestion d'actifs. Les visiteurs pourront s'informer sur les différentes formules d'épargne, comparer leurs caractéristiques et échanger directement avec les spécialistes sur les questions de rendement, de fiscalité ou de préparation de la retraite.

Pour les ménages, l'intérêt de ces échanges réside aussi dans la possibilité de mieux comprendre les engagements liés à la souscription d'un contrat. Quelle somme verser chaque mois ? Quel capital espérer à l'échéance ? Peut-on récupérer son épargne en cas d'imprévu ? Quelles garanties sont réellement offertes ?

Autant de questions qui ont leur importance lorsqu'il s'agit d'engager une partie de ses revenus sur plusieurs années. En donnant accès aux professionnels et à une vingtaine de conférences thématiques, le Salon de l'Épargne entend permettre aux particuliers d'aborder ces choix avec une meilleure connaissance des produits disponibles sur le marché.

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