«Libertinage»
La recherche de scoops, du sensationnel… amène une certaine presse à faire du tout et du n’importe quoi.
La recherche de scoops, du sensationnel… amène une certaine presse à faire du tout et du n’importe quoi.Au point de se décrédibiliser lamentablement. Ainsi, depuis jeudi dernier, les médias s’excitent sur des faits débiles et sans aucune valeur ajoutée pour le lecteur.
Tout a commencé le jeudi 26 mai, quand France3 a diffusé un reportage intitulé «Le Roi du Maroc, le règne secret» que j’appellerai plutôt «Le Roi du Maroc et les ennemis jurés du Royaume». Le reportage, que l’on disait explosif, a traité de sujets éculés et déjà abordés par une presse avide et remontée contre le pouvoir. Un documentaire vide de contenu, dénué de tout fondement et maquillé par des déclarations haineuses à l’égard d’un pays qui, grâce à la clairvoyance de son Roi, poursuit sa marche vers la modernité.
Ce reportage, truffé d’images et de déclarations fallacieuses, les membres de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) l’ont suivi avec intérêt depuis Laâyoune, où ils ont tenu leur Conseil national, dans le cadre d’une initiative visant à accompagner le processus de régionalisation avancée et, surtout, à se mobiliser pour la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, suite aux déclarations tendancieuses du SG de l’ONU. D’ailleurs, lors de cette visite, la FMEJ a choisi de créer une antenne régionale pour fédérer les confrères de la presse écrite et digitale dans le Sud du Royaume (voir page 26).
Au lendemain de ce séjour constructif qui a rassemblé 42 patrons de presse, certains médias se sont empressés de diffuser l’information selon laquelle les comptes de la FMEJ ont été saisis dans le cadre d’un litige entre Mohamed Mounir Majidi et Abdelhadi El Alami, propriétaire de l'hebdomadaire Maghreb Al Yaoum et membre de la Fédération. Information évidemment démentie en bloc, par voix de communiqué, par la Fédération. Le 27 mai, des médias annonçaient le décès du général Bouchaib Arroub qui est pourtant bien vivant.
Aussi, le 30 mai, le porte-parole du palais royal s’est-il vu obligé de démentir l'information rapportée par des médias annonçant la naissance d'un bébé de sexe masculin ou féminin dans le foyer du prince Moulay Rachid.
Avec le recul, on peut légitimement affirmer que tout ça est loin des codes du journalisme, lequel implique de porter l’éthique et la déontologie en bandoulière. Et liberté de presse ne veut pas dire «libertinage».





