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Editoriaux

Cow-boys vs bandits (présumés) !

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 27 Juillet 2012 à 10:02
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Le tableau de l’actualité n’aura pas été particulièrement reluisant au cours de ces 7 premiers mois de l’année. Si la morosité économique et financière a agrémenté les débats, elle s’est néanmoins fait, de temps à autre, voler la vedette. Ou plutôt des vedettes bien connues du monde des affaires et / ou de la politique ont brillamment réussi, malgré eux, à se mettre en scène.

Aujourd’hui, dans ce Maroc qui se construit et se modernise en s’appuyant notamment sur les importantes réformes constitutionnelles récemment initiées par le Souverain, apparaissent progressivement deux camps : les cow-boys et les bandits. A la manière des films western qui nourrissent encore nos souvenirs, particulièrement pour ceux qui, comme moi, ont connu cette époque. Sauf qu’ici, les rôles attribués à chaque groupe sont différents : les cow-boys jouent la même partition que le Souverain et ont une réelle volonté d’apporter leur contribution à l’édification d’un Maroc moderne, qui combat les inégalités sociales et s’inscrit résolument dans une logique de croissance durable. Les bandits, quant à eux, font entendre assez maladroitement leurs fausses notes et dégainent leurs armes pour flinguer les ambitions de développement du Royaume, à travers notamment leur mauvaise gestion, voire le détournement de l’argent public. Mais, si auparavant ils pouvaient, en toute impunité, s’autoriser toutes les dérives en prenant l’argent public pour leur propriété, aujourd’hui, cette époque semble bel est bien révolue. Car, à voir le nombre d’anciens VIP (dès lors qu’on est embastillé, difficile de prétendre à ce titre) incarcérés ces derniers mois, on se rend compte que tôt ou tard, tous ces hauts commis de l’Etat qui ont abusé de leur statut pour se servir grassement des fonds publics et octroyer des faveurs indues à leurs proches, ont vu le shérif du coin, dame Justice, frapper à leur porte. Comme on le dit si bien en terre africaine, «à force de sucer, le moustique finit par se faire aplatir».

Du fond des geôles, certains anciens dirigeants s’en rendent compte maintenant. Tous ceux qui ont affiché du mépris pour l’argent public et trahi la confiance des citoyens et de ceux qui les ont portés à ces postes de responsabilité prennent conscience que la gestion de la chose publique ne peut plus s’accommoder de l’amateurisme, de l’incompétence et de la couardise. Et actuellement, certains d’entre eux continuent à faire tristement l’actualité, notamment Taoufiq Ibrahimi, Khalid Alioua et Abdelhanine Benallou considérés aujourd’hui comme des bandits présumés… en attendant l’issue de leur procès. Leur embastillement aussi spectaculaire qu’inattendu anime doucettement les discussions dans les salons feutrés de Casa, et nous fait oublier, l’espace d’un instant, qu’à côté, certains cow-boys comme Abdelillah Benkirane ou encore Miriem Bensalah enfourchent leurs montures pour suivre la voie tracée par le Souverain (voir pages centrales).


David william



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