COP 21
L’avenir de la planète se joue à Paris. C’est ce que l’on est tenté de dire au regard de l’envergure de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21).
L’avenir de la planète se joue à Paris. C’est ce que l’on est tenté de dire au regard de l’envergure de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). Avec 150 chefs d’Etat et de gouvernement et plus de 40.000 participants, il est en effet permis d’espérer que cet événement mondial ne se solde pas par un flop. D’ici le 11 décembre, nous serons en tout cas édifiés. Le Maroc, qui participe à cette manifestation, n’y s’est pas rendu l’escarcelle vide. Outre le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le prince Moulay Rachid, le Royaume a mobilisé une délégation forte de 700 personnes, dont 150 représentant la société civile. C’est dire qu’il ne compte pas faire de la simple figuration. Bien au contraire. Et cela, pour deux raisons. D’abord, le Royaume mène depuis quelques années une stratégie très agressive pour lutter contre les changements climatiques. La Charte de l'environnement, le Plan Maroc Vert, le Plan d'investissement vert, l'interdiction des OGM et la récente loi sur les déchets plastiques sont autant d’initiatives mises en œuvre à cet effet. Mieux encore, comme l’a souligné le discours du Souverain lors de l’ouverture de la COP21, «l'objectif de 42% qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter à nos besoins en 2020, a récemment été porté à 52% à l'horizon 2030». Pour dire que «par son caractère ambitieux et substantiel, la contribution prévue déterminée du Maroc à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, confirme cette démarche avant-gardiste du Royaume». Ensuite, en ligne avec ses convictions, le Royaume accueillera, en novembre 2016, la COP22. L’engagement du Maroc en matière de protection du climat n’est donc guère une clause de style. En est-il autant pour les autres pays, particulièrement les rois de la pollution ? Peu sûr. Et à l’évidence, la réussite ou non de la COP21 dépendra en grande partie d'eux, les premiers responsables du réchauffement climatique.





