Compensation
L’un des grands défis que le prochain gouvernement doit relever concerne le dossier de la compensation. Le système actuel des subventions est défaillant. Il pèse lourdement sur le Budget de l’Etat, sans une contrepartie tangible sur la vie quotidienne des citoyens.
L’un des grands défis que le prochain gouvernement doit relever concerne le dossier de la compensation. Le système actuel des subventions est défaillant. Il pèse lourdement sur le Budget de l’Etat, sans une contrepartie tangible sur la vie quotidienne des citoyens. Il n’y a que certains opérateurs qui profitent de ce système. La farine subventionnée, dite nationale, est introuvable dans le marché. Pourtant, des milliards sont dépensés annuellement pour que le pain soit disponible à des prix accessibles à la majeure partie des citoyens, surtout les démunis. La flambée des produits de base semble s’inscrire dans la durée. C’est un phénomène structurel et non conjoncturel. Les besoins du Maroc dépendent en grande partie de l’étranger, surtout pour le blé et le gaz qui sont les plus concernés par la subvention. La forte demande sur le marché mondial va renchérir davantage les cours. Il est question de mener des réflexions approfondies pour chercher de nouvelles alternatives. L’essentiel est de trouver un système équilibré, rationnel et efficace qui prend en considération les contraintes budgétaires de l’Etat et le niveau de vie des citoyens. Les exemples ne manquent pas à travers le monde concernant des pays qui ont réussi en la matière. La vérité des prix est inévitable. Encore faut-il l’appliquer d’une façon progressive et mesurée. Pour la population vulnérable ou à faible revenu, plusieurs pistes peuvent être étudiées. Comme conférer aux collectivités locales la mission de distribuer les produits subventionnés sur la base du niveau de vie de chaque ménage. Mais cette option ne peut réussir sans rigueur et sans strict contrôle. Car les produits concernés peuvent être détournés. L’expérience a montré que les dérapages dans ce genre d’opération sont monnaie courante.
F. Ouriaghli
Du 11-10-2007





