Communiquer en toute transparence
Communiquer pour informer le marché et les investisseurs. Communiquer pour s’inscrire dans la transparence. En somme, communiquer non pas en considérant les informations portées sur la place publique comme une contrainte imposée par les dispositions légales et réglementaires en vigueur, mais plutôt comme une opportunité. C’est ce que recommande l’Autorité marocaine du marché des capitaux. Une recommandation que tendent, de plus en plus, à suivre les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. A des échelles différentes. Car, outre la publication obligatoire des comptes, celles qui portent la transparence en bandoulière organisent régulièrement des conférences de presse pour se frotter aux questions de la presse et des analystes. Qu’elles réalisent de bonnes performances ou qu’elles affichent des résultats en berne. D’autres se livrent à cet exercice quand ça les arrange, quand la plupart s’en passent volontiers. Mais bon, globalement, au fil des années, il y a un saut qualitatif important qui a été fait en termes de communication financière au Maroc. L’amélioration de la pratique en la matière doit néanmoins se poursuivre, surtout pour une place qui a l’ambition d’être un hub financier régional. La publication des états trimestriels, encore au stade de projet, s’inscrit ainsi dans cette optique. Mais cette culture de la transparence que l’on impose notamment aux sociétés cotées, doit s’appliquer à tous les intervenants du marché, dont l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement marocains (Asfim). Si l’on peut comprendre que, pour des raisons pratiques, l’Association préfère publier, depuis quelques années déjà, tous les bilans des OPCVM sur un support unique, les conditions d’octroi de ce marché restent, disons-le, pour le moins floues. Mettre en compétition toutes les publications de la place, dans le cadre d’un appel d’offres en bonne et due forme, serait incontestablement un pas de plus vers les «best practices» que les différents intervenants du marché appellent tant de leurs vœux. L’Association se défend de l’avoir fait. Dans une totale transparence ? Nous en doutons fortement. ■





