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Editoriaux

Ça sent bon !

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 15 Janvier 2015 à 16:20
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Il y a comme un vent favorable qui souffle sur l’économie marocaine pour cet exercice 2015. Les opérateurs affichent un certain optimisme, mesuré certes, en cette nouvelle année.

Ce préjugé favorable est justifié par une conjonction de plusieurs facteurs qui peuvent, effectivement, permettre à l’économie nationale d’être dans des dispositions encore meilleures que celles de l’année dernière.

D’abord, à l’international, les cours du pétrole sont au plus bas. Une vraie aubaine pour le Maroc qui va voir sa facture énergétique fondre comme neige. Conséquence directe : les finances publiques se portent mieux et donnent une marge de manoeuvre supplémentaire au gouvernement.

En interne, Bank Al-Maghrib a décidé, le 16 décembre 2014, d’abaisser une nouvelle fois le taux directeur de 25 points de base à 2,5%, en vue de soutenir davantage la reprise de l’activité économique. Cette mesure tient compte de la prévision centrale d’inflation, de l’objectif de maintenir le déficit budgétaire à des niveaux soutenables et de la poursuite de l’amélioration du niveau des réserves de change.

A côté de cela, il y a la baisse des bons du Trésor, dans un contexte où ce dernier est moins demandeur de cash sur le marché.

Tous ces «petits» ingrédients, auxquels il faut bien évidemment ajouter la réussite de l’opération d’amnistie fiscale et de change qui a permis de transférer quelque 8,5 Mds de DH dans les banques marocaines, nourrissent cet optimisme ambiant. D’ailleurs, les prévisions de croissance s’inscrivent dans la même veine. Si la Banque centrale table sur un taux de croissance du PIB de 4,4% en 2015, traduisant la poursuite de la reprise des activités non agricoles et l’amélioration de la valeur ajoutée agricole, le Centre marocain de conjoncture envisage, pour sa part, "un redressement sensible" du cycle des affaires pour cette année, avec un taux de croissance de 5,1%.


Bref, dans ce contexte actuel où beaucoup d’économies peinent à se redresser, ça sent bon. Croisons les doigts !

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