C’est reparti !
La machine économique et politique est repartie à grande vitesse depuis le retour du Roi de son périple en Afrique. Le Maroc reprend vie en quelque sorte, rompant avec un immobilisme ambiant qui a fini par exaspérer la collectivité. Le Souverain a ainsi lancé, le 15 mars, la Campagne nationale de solidarité 2017, placée cette année sous un thème fort, symbole de l’attention particulière accordée à l’inclusion des femmes dans le processus de création de valeur dans notre pays : «Soutien des coopératives féminines, pour une production sociale et solidaire durable». Un thème qui a le mérite de mettre en orbite les initiatives des acteurs de l’économie sociale et solidaire, en général, et toutes ces femmes qui contribuent, de manière pragmatique, au développement socioéconomique du Royaume, en particulier. Aujourd’hui d’ailleurs, elles deviennent davantage visibles sur les radars économiques grâce à l’inauguration du marché solidaire à Casablanca. Un espace de commercialisation équitable dédié de 16,5 millions de dirhams, qui leur permet de vendre des produits issus des coopératives (www.financenews.press.ma). Le 20 mars, Tanger se réveillait avec une bonne nouvelle, le Souverain y ayant présidé la cérémonie de présentation du projet de création de la ville nouvelle «Cité Mohammed VI Tanger Tech» et de signature du protocole d’accord y afférent. Un projet pharaonique porté par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Groupe chinois Haite et BMCE Bank. Ce pôle économique devrait générer 100.000 emplois, dont un minimum de 90.000 emplois bénéficiera aux habitants de la région de Tanger, et impliquera l’installation de 200 compagnies chinoises opérant dans divers secteurs. Ce sont au total 10 milliards de dollars qui seront investis dans la zone après dix ans. Le lendemain, le Roi procédait à Casablanca à la pose de la première pierre d’un Centre de formation dans les métiers de l’hôtellerie et du tourisme. Coût de ce projet qui va pouvoir accueillir 1.340 stagiaires par an : 30 MDH. Sur le plan politique, la nomination par le Roi, le 17 mars, de Saad Eddine El Othmani chef de gouvernement a sonné le début de la fin d’une crise politique qui dure depuis plus de 5 mois. Vous l’aurez compris : il faut que le Roi soit là pour que les choses bougent. N’est-ce pas ? ■





