Au bon endroit, au bon moment
16 morts et 25 blessés. C’est le bilan définitif de l’attentat terroriste qui a eu lieu jeudi dernier dans la ville ocre. Un jeudi noir pour le temple du tourisme national, frappé par un acte odieux qui a plongé tant la population marocaine que la Communauté internationale dans la consternation.
Cet acte criminel, condamné de partout, remet pourtant au goût du jour l’urgence d’adopter la loi réglementant l’assurance contre le terrorisme et les catastrophes naturelles (www.financenews.press.ma). Une loi qui impose à tout assuré de souscrire obligatoirement une assurance contre le terrorisme et les catastrophes naturelles, et qui permet, par ailleurs, aux victimes qui n’ont pas d’assurance d’être indemnisées pour tout dégât corporel ou matériel grâce à un fonds de solidarité institué à cet effet.
Aujourd’hui, la collectivité se rend de plus en plus compte qu’elle n’est plus à l’abri ni des actes terroristes ni des catastrophes naturelles. L’attentat de Marrakech l’a prouvé. Tout comme le tremblement de terre à Al Hoceima, les nombreuses inondations à Mohammedia, Tanger ou encore Casablanca, ainsi que les maisons qui s’écroulent dans les Médinas des différentes villes du Royaume. Etre au mauvais endroit au mauvais moment, cela peut bien donc arriver à tout le monde.
L’adoption de cette loi est ainsi devenue très urgente. Elle a déambulé pendant plusieurs années dans les couloirs de l’administration avant de pouvoir enfin atterrir au Parlement. Combien de temps y passera-t-elle ? Nul ne sait. Mais les premières indiscrétions laissent entendre qu’elle n’entrera en vigueur qu’en 2012. Trop de projets de lois ont subi les mêmes traitements, victimes de lenteurs pour le moins préjudiciables à l’économie marocaine en général, et aux citoyens en particulier. Il est donc temps pour les élus d’être réactifs, de savoir définir les priorités... et surtout d’être au bon endroit au bon moment.
Par Fatima Ouriaghli





