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Editoriaux

Attention à l’Europe !

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 17 Novembre 2011 à 09:17
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Les enjeux des prochaines élections législatives monopolisent toutes les attentions. Les politiques sont sur le terrain, l’économie est au ralenti, pendant que les électeurs potentiels s’interrogent sur le sens du vote face, entre autres, à la transhumance et aux nombreuses alliances de circonstance aux contours parfois incompréhensibles.
Mais pendant que les regards sont irrésistiblement attirés par ce qui se passe dans l’arène politique, quelque chose, en revanche, semble nous échapper. Du moins, à certains. Car, de l’autre côté de nos frontières, tout près, notre riche voisin, notre premier client en terme d’échanges agonise. De ces agonies qui ne sauraient laisser indifférent un Maroc qui n’arrive pas encore à diversifier efficacement ses marchés et qui s’enrhume dès que l’Europe tousse. Et l’Europe tousse. Elle va mal. Elle inquiète au plus haut point. Amenant Christine Lagarde, qui tient les manettes du FMI, à dire que la crise de la zone Euro risque d’entraîner l’économie mondiale dans «une spirale négative d’effondrement de la confiance, d’affaiblissement de la croissance et de baisse de l’emploi». Dans ce contexte où il paraît urgent de rééquilibrer l’économie mondiale, ce constat, voire cette mise en garde vaut son pesant d’or.
Mais cette donne, les partis politiques marocains qui bataillent aujourd’hui pour se tailler la part du lion aux législatives, l’ont-ils réellement intégrée dans l’élaboration de leur programme ? C’est à voir. En tout cas, le parti de l’Istiqlal, lui, semble avoir pris la mesure de cette menace qui pèse sur l’économie mondiale, et forcément sur celle du Royaume. Raison pour laquelle d’ailleurs il ne s’est pas laissé emporter par la ferveur électorale pour lancer un programme excessivement optimiste, pour ne pas dire irréalisable.
A l’évidence, tous ceux qui auront occulté, voire négligé la situation actuelle en Europe, risquent fort de le regretter si la crise persiste ou s’aggrave dans cette partie du monde. Car le Maroc en subira les conséquences néfastes. Et toutes les promesses électorales mirobolantes seront confrontées à la dure réalité… et passeront à la trappe. A bon entendeur. ■
Par Fatima Ouriaghli

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