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RFPar Rédaction FNH
|Publié le 15 Juin 2015 à 11:35
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C’est devenu une coutume, au point de s’inscrire dans la normalité. Encore une fois, le Fonds monétaire international applaudit le Maroc.


Du moins, les réformes qui y sont menées et qui permettent à l’économie nationale d’adopter une trajectoire favorable. Entre la position extérieure du Royaume qui s’améliore, la réduction du déficit des transactions extérieures courantes et la régression du déficit budgétaire… tous les agrégats macroéconomiques semblent, en effet, virer au vert. Et, cerise sur le gâteau, la croissance économique sera bien plus importante qu’en 2014, puisqu’elle devrait tourner autour de 5%.

Bien évidemment, face aux appréciations du FMI auprès duquel sa cote de popularité va grandissant, le gouvernement marocain jubile, s’enorgueillant d’avoir fait les bons choix économiques qui ont permis de booster la croissance. Ses choix sont-ils pour autant les siens ? C’est ce qui fait aujourd’hui débat au sein de la communauté des économistes et des observateurs avertis. Car, pour eux, la feuille de route qu’est en train de dérouler le gouvernement, au travers des multiples réformes entamées et en attente, n’est ni plus ni moins que celle dictée, ou du moins recommandée (pour utiliser le langage politiquement correct utilisé par les institutions financières internationales) par le Fonds monétaire international. Ce qu’ils assimilent purement et simplement à une perte de souveraineté. L’on s’en doute, du côté du gouvernement, on botte en touche, non sans revendiquer la paternité de ces réformes. Reste que, quand bien même plusieurs chantiers ont été ouverts, il en reste un qui, malgré l’insistance du FMI, n’a encore rien donné de concret : il s’agit de la réforme du système des retraites. Malgré son urgence, le gouvernement peine à trancher sur ce dossier. Car, pour cette réforme aux enjeux socio-économiques pour le moins très importants, Benkirane et son équipe font face à des syndicats très vindicatifs. Et FMI ou pas, ces derniers ont bien l’intention de ne pas se laisser faire. Pour l’instant en tout cas. 

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