Ancrage de la démocratie
La consolidation de la démocratie c’est l’une des principales informations à tirer de ces élections.
Au-delà du verdict des urnes qui a consacré et le PJD et le PAM comme les deux pôles partisans autour desquels va se cristalliser le débat politique national durant les cinq prochaines années, la façon dont s’est déroulé le scrutin doit être pour nous tous un motif de fierté, et une source de confiance en l’avenir. Le Maroc vient en effet de démontrer au monde entier sa capacité à organiser un scrutin crédible, transparent, calme et serein. Quelle meilleure publicité à l’international pour un pays comme le nôtre, qui fait figure d’exception dans une région encore meurtrie par les troubles post printemps arabe, les guerres et l’insécurité !? Disons-le haut et fort, en toute humilité, le Maroc doit servir d’exemple dans cette région. N’en déplaise aux envieux ! Nos partenaires étrangers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. De Washington à Paris, en passant par Bruxelles, les chancelleries sont unanimes à louer la «vitalité» démocratique du Royaume et la solidité de ses institutions, sous le leadership du Roi Mohammed VI. Évidemment, tout n’a pas été parfait. Des dysfonctionnements ont été constatés çà et là dans certains bureaux de vote. Des actes qui restent marginaux et qui n’entachent en rien la crédibilité et la sincérité du scrutin, comme l'atteste le CNDH dans son rapport post élections (voir page 31). Pour les irrégularités constatées, la Justice tranchera.
Ces signes manifestes de maturité politique et d’ancrage de la démocratie appellent une autre observation, et non des moindres. Nos partis politiques, des plus anciens aux plus récents, doivent se hisser à la hauteur de cette nouvelle ère démocratique qui s’ouvre. Ceux qui n’adapteront pas leur structure, leur discours et leur programme à cette nouvelle donne, seront condamnés à disparaître.





