A. R. Chami affûte ses armes
Le jeu questions/réponses auquel s’est livré A. R. Chami à l’occasion de la signature de la convention entre l’ANPME et l’Ordre des Experts-Comptables, portant sur la dotation de ces derniers en nouvelles technologies de l’information, s’est avéré très informatif.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et des NT s’est rendu compte que bon nombre d’experts-comptables ne savent pas en quoi consiste le programme Imtiaz, ni à qui il s’adresse. Encore moins pour ce qui est de Moussanada, ce nouveau programme d’appui à la PME. Bien que cela ne semble pas lui plaire, surtout émanant d’un corps de métier qui, en plus de la tenue de la comptabilité, de l’audit et de la certification des comptes, accompagne l’entreprise dans les différentes phases de son cycle de vie, notre centralien a continué son discours comme si de rien n’était.
La communication est certes le principal écueil. Mais aussi, faut-il avouer que ces programmes contiennent une panoplie de produits, groupés, certes, aujourd’hui en un seul corpus, mais qui restent difficiles à cerner pour bon nombre de PME. C’est ce qui explique que chaque fois que l’occasion se présente, R. Chami ne lésine pas sur les efforts pour faire une présentation détaillée de toute cette expertise mise en place au profit de la PME. Il faut dire qu’il y a de quoi.
Nous avons tous en mémoire les différents programmes de mise à niveau établis par ses prédécesseurs et qui au finish n’ont pas abouti. Pour ne pas dire que c’était un fiasco. Des terminologies, quoique très variées d’un secteur à l’autre, comprenant en leur sein des modalités de financement peu adaptées n’avaient pas servi à grand-chose.
Tenace qu’il est, R. Chami n’a pas envie que l’histoire se répète. Au lieu de baisser les bras, il enchaîne les réunions de travail et les rencontres avec les différents acteurs économiques. Il met ainsi les bouchées doubles pour faire profiter au maximum l’entreprise des outils mis en place pour améliorer sa compétitivité.
Sa fierté ne l’a pas dissuadé pour autant de révéler que, valeur aujourd’hui, les résultats réalisés restent en deçà des attentes : 17 PME bénéficiaires pour Imtiaz pour un objectif de 50 entreprises, 200 PME bénéficiaires pour Moussanada pour un objectif de 500 entreprises, 8 PME bénéficiaires pour les champions nationaux pour un objectif de 14 PME et 2 PME bénéficiaires du fonds de capital amorçage TI pour un objectif de 30.
Après avoir présenté son bilan quelque peu mitigé, le ministre a invité les experts-comptables à réfléchir avec lui sur les solutions à apporter aux défis que rencontrent quotidiennement les PME. Il est, ainsi, l’un des rares ministres à essayer d’instaurer une démarche proactive avec les acteurs de notre économie. Cette première démarche n’est que le premier maillon d’une longue chaîne que le ministre compte constituer en allant vers d’autres corps de métiers qui ont un lien plus ou moins direct avec la petite et moyenne entreprise.
Face à une telle véhémence, il est permis de croire qu’ARC finira par atteindre ses objectifs !
Soubha Es-siari





