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COP28 : une convergence d'actions et d'engagements

COP28 : une convergence d'actions et d'engagements

La 28ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28), qui se déroule actuellement à Dubaï, a été le lieu d'une série de développements significatifs et d'engagements concrets en faveur de la lutte contre le changement climatique.

 

Par K.A

La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP28) a ouvert ses portes à Dubaï. Plus de 160 dirigeants mondiaux participent à cet événement, qui se déroulera jusqu'au 12 décembre.

Ce nouveau chapitre marque un moment crucial pour renforcer les engagements climatiques et atténuer les pires impacts du changement climatique. Dans son discours au Sommet mondial sur l'action climatique, le Roi Mohammed VI a souligné la nécessité de passer de la logique des «petits pas» à une approche plus audacieuse et visionnaire. Sous cet angle, le Roi a affirmé qu’entre les voix de ceux qui se résignent aux «petits pas», et de ceux qui ne jurent que par les «grandes ruptures», il y a un chemin fait de pragmatisme certes, mais aussi de volontarisme, d’ambition et de vision.

«C’est ce chemin-là que nous devons faire nôtre, si notre dessein est toujours d’être à la hauteur des engagements souscrits à la COP21 de Paris en 2015, et à la COP 22 à Marrakech en 2016», a insisté le Souverain. C’est un point très important que le Roi a souligné, au vu des différents défis qui se posent en ce début du 21ème siècle, à leur tête la crise climatique, a affirmé la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

D’après la ministre, les délégations étrangères ont montré un intérêt particulier pour les projets du Maroc en la matière, notamment ceux liés à l'industrie décarbonée, au dessalement de l'eau de mer avec des énergies renouvelables et à l'accès au marché du gaz naturel liquéfié pour la première fois au Maroc.

Une gestion partagée

Les discussions sur les fonds climatiques ont été au cœur des négociations de la COP28. La Banque mondiale, objet de critiques antérieures, a tenté de rassurer en annonçant un rôle limité dans la gestion des fonds sur les dommages climatiques des pays vulnérables. Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a assuré que «la banque ne jouerait pas de rôle dans l'allocation des fonds».

Au lieu de cela, un Conseil de gouvernance, représentant donateurs et bénéficiaires, sera responsable de cette tâche. La Banque mondiale se concentrera sur la gestion quotidienne du fonds, agissant comme un fonds fiduciaire. L'accord historique sur la mise en œuvre concrète du fonds sur les pertes et dommages climatiques a été salué comme un début positif de la COP28. Les premières promesses de financement, bien que modestes, atteignent environ 700 millions de dollars, avec des contributions notables de l'Italie et de la France. Cependant, ces montants ne sont qu'une mise de départ, loin des centaines de milliards de dollars nécessaires pour faire face aux défis climatiques. La question du financement climatique demeure un point de tension, soulignant les défis persistants dans la réalisation des promesses de soutien des économies avancées envers les pays en développement.

Un impératif climatique

Alors que la COP28 progresse, la question de la transition juste dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) émerge comme un impératif climatique. Selon une nouvelle étude réalisée par l'Organisation internationale du travail (OIT) et la Banque islamique de développement (BID), la région Mena pourrait créer 10 millions de nouveaux emplois et accélérer le PIB à 7,2% et l'emploi à 5,3% en moins de trois décennies, grâce à des politiques de développement industriel et climatique fortes.

Les pays de la région sont confrontés à des défis uniques, combinant des besoins de développement socioéconomiques, avec la nécessité de répondre aux exigences de durabilité. L'appel du Maroc pour une attention spécifique envers les pays à revenu intermédiaire, confrontés à la double tâche du développement et du développement durable, souligne les nuances nécessaires dans les politiques climatiques. 

 

 

 

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