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Economie

Projet de Loi de Finances 2025 : des partis de l’opposition relèvent les insuffisances du texte

Ils estiment qu’il n’a pas suffisamment accordé d’intérêt aux grandes priorités comme l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le stress hydrique et les réformes structurelles. Par C. Jaidani

LRPar La Rédaction
|Publié le 27 Octobre 2026 à 10:00
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Projet de Loi de Finances 2025 : des partis de l’opposition relèvent les insuffisances du texte

Suite à la présentation des grandes orientations du projet de Loi de Finances 2025 à la Chambre des représentants, les partis de l’opposition n’ont pas tardé à réagir et formuler des critiques sur de nombreuses dispositions du texte. Ils estiment pour la plupart que ce PLF manque de perspicacité et ne peut pas apporter une nouvelle impulsion aux grandes priorités du Royaume, dont l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le stress hydrique ou les réformes structurelles.

«Le PLF s’inscrit dans une conjoncture économique nationale et internationale compliquée. Cela rend la réalisation de ses objectifs difficiles. Le gouvernement prétend qu’il est en train d’installer les bases de l’Etat social, alors qu’il a écarté de nombreux programmes d’aide comme Tayssir et un million de cartables. Il a certes lancé le programme de soutien de 500 DH par ménage nécessiteux, mais dans la réalité, des milliers de familles n’en bénéficient pas. Le HCP a dressé dernièrement un constat alarmant sur l’élargissement de la pauvreté et de la vulnérabilité. Aussi, les inégalités sociales se sont creusées, confirmant l’échec des dispositifs mis en place pour établir une véritable justice sociale», affirme Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU).

Et de poursuivre que «les mesures prises dans ce PLF ne sont pas aptes à régler les problématiques du chômage qui a atteint des niveaux inquiétants. Actuellement, il approche les 14%. On ne peut soutenir l’emploi sans évoquer l’enseignement et la formation qui affichent des indicateurs peu reluisants. Nous ne sommes pas encore arrivés à maîtriser le phénomène de l’abandon scolaire». Concernant le stress hydrique, la député a affirmé que «le programme de construction des barrages évolue à un rythme lent, et il serait impossible dans le court et le moyen terme de mobiliser suffisant d’eau pour répondre à la demande. Il faut aussi préciser que l’exécutif n’a annoncé aucune stratégie pour lutter contre la corruption, un fléau qui freine l’investissement et l’esprit de concurrence. Cela nécessite des reformes structurantes».

Les critiques de Mounib sont également partagées par d’autres députés de l’opposition, qui estiment que le gouvernement n’a pas fait preuve de créativité pour trouver des solutions innovantes capables de donner un nouveau souffle à son action, d’autant qu’il est à mi-chemin de son mandat et plusieurs de ses engagements n’ont pas été respectés. «Le PLF 2025 est nettement en deçà des aspirations des Marocains, et ce à plusieurs niveaux. Le gouvernement n’a pas suffisamment pris en considération les priorités du pays. Je me demande qu’estce qui a été fait pour encourager la bonne gouvernance  ! Notre pays demeure toujours mal classé dans l’indice de perception de la corruption.

Le dernier rapport de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) dresse un constat alarmant : le niveau de la fraude a atteint 28%. C’est un handicap majeur pour le développement et la croissance. Il dissuade les investisseurs nationaux et étrangers à lancer des projets», affirme Abdellah Bouanou, chef du groupe du Parti de la justice et du développement (PJD) au Parlement.

Au niveau de l’emploi, il a noté que «c’est une grande priorité nationale et les mesures annoncées auront peu d’effet. Le volume des investissements publics a baissé, celui du secteur privé est timide car la reprise n’est pas encore bien installée. Concernant la charte de l’investissement, les décrets d’application pour les TPME et l’auto emploi ne sont pas encore promulgués. Nous avons également constaté que dans le cadre des réformes structurelles que le gouvernement compte mener, les retraites  ne sont pas évoquées». 

 

 

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