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Financement des exportations : l’ASMEX et Tamwilcom examinent les leviers pour faciliter l’accès au crédit

Réunies le 12 octobre à Rabat, les deux institutions ont examiné les obstacles qui freinent l'accès des exportateurs marocains au financement bancaire. Sur la base d'un diagnostic de terrain, l'ASMEX a présenté plusieurs propositions visant à mieux articuler les garanties publiques avec les besoins des entreprises, de l'obtention d'une commande internationale jusqu'à son encaissement.

LRPar La Rédaction
|Publié le 2 Novembre 2026 à 17:50
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Asmex tamwilcom

Une entreprise marocaine peut décrocher une commande à l'international sans parvenir à mobiliser les financements nécessaires pour l'exécuter. Cette difficulté était au cœur de la réunion tenue le 12 octobre entre Sonia Mezzour, Présidente de la Confédération Marocaine des Exportateurs (ASMEX), et Saïd Jabrani, Directeur Général de Tamwilcom.

S'appuyant sur une consultation menée auprès d'une dizaine d'opérateurs et sur une analyse des mécanismes de garantie existants, l'ASMEX a identifié plusieurs freins : des plafonds de garantie parfois déjà mobilisés, des sûretés complémentaires difficiles à constituer et une appréciation du risque bancaire qui ne tient pas toujours suffisamment compte des flux financiers attendus des contrats internationaux.

Ces contraintes peuvent compromettre le financement de la production, des investissements de mise en conformité ou des besoins de trésorerie, alors même que l'entreprise dispose d'une commande ferme.

Garantir le financement des commandes export Pour lever ces obstacles, l'ASMEX a proposé d'étudier un mécanisme de garantie bancaire adossé à une commande internationale ferme et vérifiable. Le crédit serait dimensionné selon les besoins réels d'exécution du contrat et les encaissements prévisionnels, en complément de l'analyse financière de l'entreprise.

Deux modalités sont envisagées : un financement lié à une commande déterminée ou une ligne renouvelable adossée au carnet de commandes. Le dispositif reposerait sur un partage des risques entre les banques et Tamwilcom, avec une articulation possible avec la SMAEX pour couvrir le risque de non-paiement de l'acheteur étranger.

L'ASMEX a également présenté deux propositions complémentaires : l'étude d'une garantie additionnelle pour les investissements directement liés aux commandes export, notamment les équipements, les capacités de production et la mise en conformité ; et l'examen de mécanismes permettant d'accompagner l'implantation des entreprises marocaines à l'étranger, à travers la création de filiales commerciales ou logistiques et certaines prises de participation stratégiques.

Faciliter l'accès aux dispositifs existants

Tamwilcom a présenté les orientations de sa stratégie Jossour 2030, qui fait de l'export et des chaînes d'approvisionnement des axes prioritaires, ainsi que les mécanismes de garantie et de cofinancement déjà accessibles aux entreprises.

Les échanges ont porté sur la nécessité de mieux faire connaître ces dispositifs aux exportateurs, particulièrement aux TPE et PME, et d'en faciliter l'appropriation par les réseaux bancaires.

L'ASMEX a ainsi proposé l'organisation de rencontres territoriales conjointes avec Tamwilcom et l'étude d'un dispositif d'orientation spécialisé, destiné à faciliter l'identification des garanties adaptées aux différentes opérations export.

Passer du diagnostic aux solutions opérationnelles

Pour prolonger cette rencontre, l'ASMEX a proposé la constitution d'un groupe de travail associant Tamwilcom et les établissements bancaires, avec un premier horizon de 90 jours.

Ce cadre permettrait d'examiner des dossiers réels d'entreprises, d'identifier les adaptations nécessaires aux garanties existantes et d'étudier l'expérimentation de nouveaux mécanismes sur un périmètre limité, avant toute éventuelle généralisation.

Cette démarche s'inscrit dans la convergence entre la feuille de route de l'ASMEX, qui ambitionne de contribuer à porter le nombre d'entreprises exportatrices marocaines de 6 000 à 10 000 à l'horizon 2030, et la stratégie Jossour 2030 de Tamwilcom.

L'objectif est de lever les obstacles financiers qui empêchent l'exécution de commandes internationales viables, afin de transformer davantage d'opportunités commerciales en exportations effectives, en investissements productifs et en valeur ajoutée créée au Maroc.

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