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Choc entrepreneurial

Choc entrepreneurial
Samedi 08 Fevrier 2020 - Par Finances News

Par David William, Directeur des rédactions


 

Création d’environ 27.000 nouveaux postes d’emplois et accompagnement de 13.500 entreprises supplémentaires : c’est ce que devrait permettre le programme intégré d’appui et de financement des entreprises. Le Maroc parie ainsi sur l’entrepreneuriat afin qu’il serve de levier pour accélérer la création d’emploi. Laquelle reste relativement faible eu égard aux besoins réels de l’économie nationale. Les derniers chiffres du haut-commissariat au Plan sont à ce titre édifiants : en 2019,  l’économie marocaine a créé 165.000 postes d’emploi (+1,5%), résultant d’une création de 250.000 postes en milieu urbain et une perte de 85.000 en milieu rural, contre une création de 111.000 une année auparavant.

Le nombre total de chômeurs a ainsi baissé de 30.000 personnes au niveau national, s’établissant à 1.107.000 chômeurs. Au final, le taux de chômage est ainsi passé de 9,5% à 9,2% au niveau national. Un léger mieux certes, mais il oscille depuis longtemps dans cette fourchette (9 à 10%), sans réussir à s’inscrire durablement dans une tendance baissière. Pour cela, il faudra une croissance économique suffisamment vigoureuse, autour de 7%, sur plusieurs années. Or, cette dernière dépend encore fortement du secteur agricole, lequel reste lui-même tributaire de la pluviométrie. D’où la nécessité de trouver d’autres leviers de croissance, dans un contexte où notamment le PIB non agricole n’arrive pas à valablement compenser les baisses de la valeur ajoutée agricole.

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami, estime, à ce titre, qu’«il est nécessaire de réussir un choc entrepreneurial», puisque «nous avons besoin de passer à un nouveau palier de 6% de croissance».

Ce choc entrepreneurial viendra-t-il alors du programme intégré d’appui et de financement des entreprises ?

S’il y a bien une volonté étatique de soutenir l'initiative privée, il faudrait néanmoins qu’il y ait, en face… des entrepreneurs qui ont des projets viables.  Et ça, c’est un autre débat.  ◆

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