Pour un secteur privé patriote

Pour un secteur privé patriote - Éditos Financiers Maroc

 

Par Fatima Ouriaghli, Directrice de la publication

 

Un taux de croissance relativement faible, pas suffisamment vigoureux, drivé essentiellement par l’agriculture, et qui ne peut répondre aux besoins du Maroc, notamment en termes de création d’emplois : c’est l’une des principales faiblesses de l’économie marocaine.

Et c’est pour y remédier que le Roi a préconisé la mise en place d’un nouveau modèle de développement, créateur de richesses et facteur de progrès social, au bénéfice de tous les citoyens.

Aujourd’hui, si les acteurs publics ont désormais intégré le fait que l’action publique, dans sa globalité, doit s’inscrire dans la voie tracée par le Souverain, le privé, de son côté, n’est pas en reste. Ce qui légitime, d’ailleurs, que pour son Université d’été qui se tient du 13 au 14 septembre courant, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ait choisi de se focaliser sur «L’entrepreneuriat, axe central de notre modèle de développement». Evènement où sont conviées des personnalités de renom, dont notamment l’ancien président français Nicolas Sarkozy, qui échangeront, entre autres, sur le rôle de l’entrepreneuriat dans ce virage éminemment stratégique que s’apprête à emprunter l’économie marocaine.

Il faut dire que l’émergence d’une économie marocaine forte, qui permettra de résorber considérablement, voire de dissoudre les fortes inégalités sociales et spatiales, à travers notamment une meilleure répartition des richesses, n’est pas du ressort exclusif des pouvoirs publics. Bien au contraire, les opérateurs économiques ont une partition très importante à y jouer.

Car, dans le cadre du nouveau modèle de développement, le Maroc a besoin d’un secteur privé beaucoup plus dynamique, plus impliqué et plus audacieux dans l’acte d’investir. Un secteur privé qui ne tend pas toujours la main à l’Etat et qui court constamment après les privilèges. Un secteur privé patriote, qui a foi en son pays et qui est prêt à sortir de sa zone de confort en s’appropriant notamment les propos du Souverain tenus dans son discours du 20 août dernier. «L’action publique doit être renforcée par des initiatives et des projets privés, à même d’imprimer un dynamisme nouveau à l’investissement agricole, aux filières professionnelles et aux services connexes, notamment en milieu rural», avait dit le Roi.

 Dès lors, il faut espérer que cette Université d’été de la CGEM ne se résume pas en retrouvailles entre experts théoriciens, mais soit bien le catalyseur d’une nouvelle vision du privé capable d’accompagner valablement le nouveau modèle de développement du Royaume.

 

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