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Je t’aime, moi non plus

Banques vs PME : Je t’aime... Moi non plus - Éditos Financiers
Vendredi 22 Novembre 2019 - Par Finances News

Entre les banques et les entreprises, particulièrement les PME, il faut un nouveau contrat de confiance. Les deux parties se regardent depuis toujours en chiens de faïence. Les premières reprochent aux secondes leur manque de transparence, leur fragilité, leur sous-capitalisation… Bref de ne pas être dans les «bons standards» pour être bancables.

Les entreprises, elles, voient les banques comme le principal obstacle à leur développement, en ce qu’elles leur bouchent l’accès au financement en multipliant les verrous et en exigeant des garanties et des taux d’intérêt toujours plus élevés.

Difficile de concilier les points de vue. Et pourtant, entreprise et banque sont interdépendantes :
l’une a besoin de financement pour développer son activité, l’autre d’accorder des crédits pour générer du produit net bancaire. D’ailleurs, l’étude que vient de publier le haut-commissariat au Plan montre qu’une entreprise sur cinq recourt au financement externe, dont 93% proviennent du crédit bancaire.

Ce chiffre cache cependant une autre réalité : 40% des TPME estiment que les difficultés d’accès au financement constituent un sérieux obstacle, tandis que 58% des chefs d'entreprises se disent insatisfaits des services offerts par les institutions financières; ce mécontentement est davantage accentué chez les TPE (63%).

Les résultats de cette enquête sont en droite ligne avec les propos tenus récemment par le Roi lors de son discours prononcé devant les parlementaires en octobre dernier. Le Souverain relevait notamment la «perception négative» qu’ont certaines catégories de la population d’un secteur bancaire «ne recherchant qu’un profit immédiat et sans risque». «Cette représentation est justifiée par des faits, tels que le difficile accès des jeunes entrepreneurs au crédit, le faible accompagnement des diplômés et des petites et moyennes entreprises lors de leur création», avait-il souligné.

Les banques consentiront-elles alors à prendre désormais davantage de risques ? Il le faudra bien, si l’on veut réellement donner un coup de pouce à ces TPME qui constituent 93% du tissu économique national.

 

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