Algérie : déchéance et perfidie diplomatiques

Algérie : déchéance et perfidie diplomatiques

À l'occasion des travaux du Comité des 24 de l’ONU (C24), qui se tient du 10 au 21 juin, la communauté internationale a été témoin d'une démonstration flagrante de la perfidie de la diplomatie algérienne.

Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, a dénoncé avec vigueur les manœuvres désespérées de l'Algérie, qui ne recule devant rien pour nuire aux intérêts marocains. «Je prends à témoin ce Comité, ainsi que le peuple algérien», a déclaré Hilale, face à l'intervention mensongère de l'ambassadeur algérien Amar Benjama. Les tactiques de l'Algérie sont à la fois déshonorantes et révélatrices de son échec politique. Pour donner du poids à ses allégations fallacieuses concernant le Sahara marocain, le gouvernement algérien a fait venir trois renégats marocains à New York. «Le gouvernement algérien ramène à New York, finance, paye les billets d’avion et les hôtels de quelques mercenaires afin de s'attaquer aux institutions du Royaume», a dénoncé Hilale. Cette stratégie de manipulation montre à quel point l'Algérie est à court de soutiens crédibles pour sa cause.

Les actions algériennes sont ignobles et inadmissibles. «Ce sont des traîtres et c'est malheureux que le gouvernement algérien recourt à ces procédés», a souligné Hilale, rappelant que le Maroc, en tant que nation millénaire, n'adopterait jamais de telles méthodes. Cette distinction morale entre les deux nations est frappante : le Maroc prône des valeurs de respect et de dignité, alors que l'Algérie se livre à des manœuvres indignes et déshonorantes.

La situation économique et sociale en Algérie ajoute une dimension tragique à cette affaire. «Alors que le peuple algérien fait la queue pour la farine, le lait, les bananes et autres, le gouvernement algérien paye des mercenaires qu'il installe dans des hôtels 5 étoiles à New York pour le seul but d’insulter le Maroc», a déploré Hilale. Cette déclaration met en lumière le contraste choquant entre les priorités du gouvernement algérien et les besoins fondamentaux de sa population. La dilapidation des ressources publiques pour des campagnes de dénigrement international est une insulte aux citoyens algériens qui souffrent au quotidien.

Aux accusations fondées de Hilale, l'ambassadeur algérien à répondu par un silence qui en dit bien long sur la fragilité et l'isolement de la diplomatie algérienne. «L'Algérie a dépensé des milliards de dollars pour ses mercenaires du +polisario+. Maintenant, elle est en train de dépenser également des millions de dollars pour soudoyer des ramassis. Ce qui est malheureux. Je prends à témoin aussi bien cette salle des Nations unies que la communauté internationale et, surtout, le peuple algérien pour qu'il sache où va son argent», a martelé Hilale.

Enfin, en réponse aux critiques algériennes sur les droits de l'Homme, Hilale a rappelé que le Maroc a ouvertement invité des représentants du Conseil des droits de l'Homme à visiter le pays, y compris le Sahara. En revanche, l'Algérie se dérobe à cette transparence. «J'aimerais que l’ambassadeur algérien nous présente ces invitations aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme», a-t-il lancé à Benjama.

Un pays en déclin

Ce nouvel épisode au C24 a mis en exergue la duplicité et la bassesse de la diplomatie algérienne, qui ne recule devant rien pour tenter de déstabiliser le Maroc. Les actions de l'Algérie sont non seulement un affront aux principes de souveraineté et de respect des nations, mais elles révèlent aussi un profond mépris pour les véritables besoins et aspirations de son propre peuple. 

Mais tout cela n’est guère étonnant. Dans le vaste échiquier géopolitique nord-africain, cette énième manœuvre diplomatique ne fait que souligner le déclin et l’isolement de l’Algérie. Un pays obsédé par le Royaume et qui multiplie les efforts pour saboter la reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine sur son Sahara. Pourtant, malgré des dépenses faramineuses en lobbying et des alliances douteuses, ses initiatives ont été balayées par une vague de reconnaissance internationale en faveur du Maroc, y compris par des poids lourds comme les Etats-Unis et l’Espagne, ou encore plusieurs pays africains.

Cette série d’échecs révèle une incapacité chronique à s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques. Les dirigeants algériens semblent prisonniers d'une vision obsolète du monde.
Le comble : face à ces revers successifs, la diplomatie algérienne n'a trouvé rien de mieux que de jouer la carte de la victimisation. À chaque occasion, Alger accuse ses voisins, notamment le Maroc, de complots, attribuant ses échecs à des ennemis imaginaires plutôt qu’à l’incompétence de ses dirigeants. Se retranchant, de fait, dans une posture défensive et belliqueuse, qui finit par irriter même ses alliés traditionnels.

C’est pourquoi, aujourd’hui, le monde assiste, impuissant, à la déchéance d’un pays qui, incapable de s’aligner avec les nouveaux paradigmes géopolitiques, s’accroche désespérément à des chimères.

 

 

F. Ouriaghli

 

 

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